Affichage des articles dont le libellé est François Hollande. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est François Hollande. Afficher tous les articles

jeudi 10 avril 2014

Débat sur la déclaration de politique générale du gouvernement : Intervention d'André Chassaigne pour les députés PCF - Front de gauche.



Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres,

Depuis le début de ce quinquennat l’électorat de gauche, celui qui a porté le Président de la République au pouvoir, se sent trahi. Un électorat qui a exprimé le rejet de la politique conduite en s’abstenant massivement aux municipales. C’est l’expression d’une grande colère, pour ne pas dire d’un rejet total de tout un système politique qui est adressé par les électeurs qui avaient nourri des espoirs de changements en 2012.

La réponse de l’exécutif a d’abord été d’affirmer que ce n’est pas sa politique qui a été sanctionnée mais son manque de pédagogie. Avec pour réponse, un changement d’équipe. Certes, Monsieur le premier ministre, vous dressez aujourd’hui un constat implacable des effets de la politique conduite depuis 22 mois. Faut-il rappeler que nous n’avons eu cesse de vous alerter ? Pas une fois, vous n’avez pris en compte les avertissements des députés du Front de gauche.
Mais aujourd’hui après votre réquisitoire, vous nous proposez une accélération des réformes et un renforcement des orientations fixées par les pactes d’austérité et de responsabilité.
Il y a là plus qu’un malentendu, il y a une rupture avec les attentes populaires. Aucune réponse n’est apportée à la souffrance sociale, à la détresse économique, au déclassement.
A l’opposé, il est de la responsabilité des forces de gauche d’ouvrir un autre chemin pour construire une nouvelle alternative à gauche.

mercredi 22 janvier 2014

Un pacte de gauche, c’est un pacte de solidarité !

Au « pacte de responsabilité » annoncé lors de ses vœux par François Hollande, André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme et président du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) à l’Assemblée nationale, oppose un « pacte de solidarité » appuyé sur une hausse des salaires, une modulation des impôts des entreprises et des investissements publics.





L’année 2014 s’ouvre sur l’officialisation du tournant libéral de la majorité présidentielle. La déclaration de guerre à la finance et aux excès du marché s’est perdue dans les archives électorales du Parti socialiste. Avec cynisme et sans vergogne, le mal nommé « pacte de responsabilité » fait appel aux forces économiques et financières pour sortir le pays d’une crise dont elles sont les premières responsables…

Derrière l’initiative présidentielle, il y a un programme patronal que le chef de l’État s’est engagé à mettre en œuvre ; une décision historique symbolisant à elle seule un mouvement plus global : la droitisation de la social-démocratie en Europe, Schröder et Tony Blair s’étant imposés comme des références en la matière. Cette tendance lourde s’inscrit elle-même dans la continuité de la soumission du pouvoir politique aux forces économiques et financières, le premier étant réduit à la fonction d’exécutant des secondes.

Malgré sa tradition républicaine et son sens de l’intérêt général, la France n’échappe pas à cette dérive des démocraties modernes. Le « pacte de responsabilité » ou « de confiance », selon la terminologie de l’Élysée ou du Medef, n’est rien d’autre qu’un pacte de co-gestion du pays sur la base d’un programme commun animé par les préceptes libéraux ! Un plan d’action, dont la lettre et l’esprit sont directement inspirés par Pierre Gattaz, le patron du Medef, lequel a reconnu, sans être contredit, qu’il avait apporté le pacte de responsabilité « sur un plateau » au Président de la République. L’organisation patronale s’affirme ainsi comme la principale source d’influence de la politique nationale menée par une majorité au pouvoir qui s’éloigne des valeurs de solidarité et de justice sociale propres à la gauche. Dès lors, peut-on encore considérer que « la gauche est au pouvoir » ? Le doute est, plus que jamais, permis…

jeudi 7 mars 2013

L'austérité est aussi idéologique ou comment un machin est chargé de nous faire avaler la pilule (ou le suppositoire, c'est selon ! )

Je reproduis ici le texte d'Henri Sterdyniak, qu'il a publié sur le site des économistes atterrés.
Je partage cette opinion qui conduit au nom de la rigueur scientifique de l'économie à ce que les droits soient réduit... Encore une preuve que tout est politique.

 

 

 

Haut Conseil des finances publiques: pour en finir avec la démocratie.

Certes, au printemps 2012, les Français ont démocratiquement élu un président de la république issu du Parti socialiste, puis ont démocratiquement donné à la gauche une majorité au Parlement européen

Cependant, les marchés financiers risquaient de s’inquiéter. Donc, François Hollande a cru bon de les rassurer : certes, la France renégocierait le Traité budgétaire, mais, de toute façon, elle le respecterait : elle limiterait son déficit à 3 % du PIB en 2013, à 2,2 % en 2014 ; elle retournerait à l’équilibre en 2017.

En juin 2012, le gouvernement de gauche ratifie, sans renégociation, le Pacte budgétaire. La France s’engage à retourner à l’équilibre budgétaire structurel selon une trajectoire définie par la Commission ; elle s’engage à corriger automatiquement tout écart à la trajectoire ; elle s’engage à mettre sur pied un Haut Conseil des finances publiques, des experts indépendants chargés de veiller au respect de cet engagement.

Comme tous les pays européens se lancent dans des politiques d’austérité budgétaire (austérité signifiant baisse des dépenses publiques et sociales et non hausse des impôts sur les plus riches, comme les instances européennes le répètent en permanence), la croissance s’effondre dans la zone euro : le PIB a baissé de 0,6 % en 2012 et devrait enregistrer une baisse similaire en 2013. Les pays européens sont pris dans une spirale infernale : chute de la croissance - baisse des recettes fiscales - hausse du déficit -nouvelles mesures de restriction budgétaire - nouvelle baisse de la croissance. Comme ce fou, qui se donne des coups de marteau sur le crâne pour soigner son mal de tête, et qui tape de plus en plus fort, car cela n’a pas encore  marché.

lundi 10 décembre 2012

Senat : ce qui était blanc devient noir ?

Donc ce qui était juste et bon pour les sénateurs socialistes avant les élections présidentielle et législatives ne l’est plus. Ils sont en passe de rejeter désormais les amendements qu’ils avaient eux-mêmes proposés avec le Front de gauche, quand la droite était au pouvoir. Il ne s’agit pas là de chipotages et de bouts de ficelle. L’ensemble des mesures de ce contre-budget porte sur trente milliards ! C’est précisément le montant des économies que le gouvernement est censé faire dans le prochain budget. Peu importent les mots qui viennent pour qualifier le fait.

La réalité, c’est que la gauche qui gouverne passe délibérément à côté d’une occasion historique de mettre en œuvre une vraie politique de gauche telle qu’elle l’appelait elle-même de ses vœux et telle qu’elle semblait la concevoir dans une co-élaboration avec ses partenaires. Et, dans le même temps, une occasion de s’appuyer sur ceux qui l’ont élue et de retrouver leur confiance tout en répondant à une partie de leurs attentes. On le sait, cette conversion qui fait que ce qui était blanc devient noir et inversement va rencontrer l’approbation de tous ceux, commentateurs, politiques 
et milieux patronaux, qui sommaient François Hollande et son gouvernement 
de se rendre enfin 
au « réalisme économique ».

mardi 19 juin 2012

CN du PCF : le rapport de Pierre Laurent.

Nous sommes réunis pour une session exceptionnelle du Conseil national, convoqué au lendemain même des élections législatives. Cette réunion, nous l’avions prévue au sortir de la longue séquence électorale qui a rythmé la vie politique du pays. Elle sera brève, comme vous le savez, et doit être efficace. Mon introduction sera donc centrée sur ce que nous avons à décider.

Pourquoi cette réunion ? Pour des raisons politiques et démocratiques. Nous devons sans tarder prendre la mesure de la nouvelle situation politique et des responsabilités qui sont les nôtres. Nous avons des décisions importantes et immédiates à prendre sur notre positionnement dans la nouvelle majorité, sur la participation gouvernementale et sur les nouvelles initiatives politiques que nous devons impulser. Nous voulons les prendre en consultant les communistes. C’est pour cela que nous entamons ce matin un processus qui se conclura mercredi après-midi par le vote de notre Conférence nationale le 20 juin à la Mutualité. Avant cela, les décisions du CN seront suivies d’assemblées générales et de votes dans toute la France.

Pourquoi ces premières décisions ne peuvent tarder ? Tout simplement parce que des questions politiques nous sont immédiatement posées. Un deuxième gouvernement Ayrault va être formé au cours de la semaine.Nous avons un choix à faire, maintenant qu’est connu l’ensemble du paysage politique. Nous avons contribué aux victoires de la gauche et nous sommes un parti qui a vocation à gouverner. Nous avions annoncé ce choix et il est attendu dans le pays. Nous devons nous en expliquer.

Au-delà de cette question, c’est notre positionnement dans la nouvelle majorité qui doit être tout de suite explicité. Les événements vont se précipiter : Sommet européen les 28 et 29 juin, discours de politique générale devant le Parlement les 3 et 4 juillet prochains puis session parlementaire tout juillet, conférence sociale à la mi-juillet, programmation budgétaire 2013-2016... sans parler du débat qui fait déjà rage dans le pays et que Le Monde résumait il y a quelques jours par ce titre « Et maintenant, quelle rigueur prépare la gauche ? » Nous ne pouvons pas rester spectateurs d’événements politiques qui vont s’accélérer. Nos prises de position doivent être lisibles, nos décisions d’action rapides.

Mon introduction est donc en quelque sorte un exposé des motifs des décisions que nous suggérons de soumettre aux communistes. Ces décisions seront résumées dans un court texte qui servira de bulletin de vote pour les communistes.

J’insiste sur l’objet de ces décisions. Nous n’allons pas en trois jours tirer le bilan détaillé de quasiment une année de campagne, ni trancher à la va-vite toutes les questions nouvelles qui se posent à nous. Notre conseil national ébauchera cette réflexion, mais son objet est vraiment de formuler des propositions de décisions immédiatement nécessaires pour permettre aux communistes de s’exprimer clairement.

Au delà, nos analyses devront s’approfondir, nos discussions se poursuivre. Nous avons besoin d’un important travail d’analyses sur les caractéristiques de la nouvelle situation politique ; les évolutions de la crise ; la nature des rapports de forces politiques issus du premier semestre 2012 ; les conséquences durables de la présidentialisation ; les leçons et les acquis de toutes les campagnes menées ; les enseignements et inflexions qu’il convient d’en tirer pour continuer à conduire vers de nouveaux progrès la démarche engagée avec le Front de gauche. Ce travail collectif nous mènera jusqu’au prochain congrès statutaire. Je vous propose que le Conseil national convoque d’ores et déjà ce congrès pour les 1er, 2, 3 février ou les 8, 9, 10 février 2013. Un nouveau Conseil national pourrait en fixer l’ordre du jour précis et en lancer le processus de préparation à la rentrée de septembre. J’en viens aux questions immédiates et je commence par soumettre quelques premières réflexions sur les conditions dans lesquelles nous allons désormais agir.

lundi 7 mai 2012

Pierre Laurent : Une victoire qui ouvre un nouvel espoir en France et en Europe

Le secrétaire national du Parti communiste français a salué dès 20 heures la victoire de François Hollande au deuxième tour de la présidentielle.

En élisant aujourd’hui 6 mai, François Hollande président de la République, le peuple de France s’est libéré d’un pouvoir qui l’a méprisé et agressé pendant 5 ans. Je veux dire la joie des communistes qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire. Je veux féliciter François Hollande pour son élection. Les femmes et les hommes qui se sont rassemblés sur sa candidature pour infliger à Nicolas Sarkozy la défaite qu’il méritait ont ouvert un nouvel espoir en France, et en Europe.

Je veux remercier les millions d’électrices et d’électeurs du Front de gauche qui ont apporté une contribution décisive à ce résultat. Sans la campagne mobilisatrice menée par le Parti communiste français et ses partenaires du Front de gauche avec leur candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, sans les propositions de notre programme, L’Humain d’abord, sans notre engagement déterminé entre les deux tours, la victoire n’aurait pas été possible. Elle ouvre un nouveau chapitre pour notre pays.
François Hollande est le premier président élu par les électrices et les électeurs de gauche depuis 24 ans.

Il était indispensable de mettre un terme à une présidence au service des privilégiés, prenant systématiquement pour cible le monde du travail, ses droits sociaux et démocratiques, les libertés démocratiques.