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lundi 18 mars 2019
Georges Guingouin : l'esprit de Résistance à qui l'on doit tant !
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vendredi 16 novembre 2018
mardi 31 mars 2015
dimanche 13 juillet 2014
Histoire : la conquête et la colonisation française de l'Algérie.
Un documentaire complet sur cette période.
dimanche 22 juin 2014
samedi 31 mai 2014
Musée de l'Histoire de la France et de l'Algérie - Communiqué de presse de l'ANPNPA sur l'abandon de ce projet.
Non à l'abandon du Musée d'Histoire de la France et de
l'Algérie
Après bien de polémiques et de manœuvres, le projet d’un musée consacré aux relations entre la France et l’Algérie avait été arrêté par la précédente municipalité de Montpellier, et le projet confié à un collectif de scientifiques des deux pays. Cette couverture scientifique offrait la garantie que l’histoire croisée, commune de nos deux pays serait enfin présentée de façon novatrice et non partisane.
A moins d’un an de la date prévue pour l’ouverture du « Musée de la France et de l’Algérie », le nouveau maire de ville, le "socialiste dissident" Philippe Saurel, vient d’en décider l’abandon (voir sur le site de la LDH Toulon :http://ldh-toulon.net/non-a-l-abandon-du-musee-de-l.html).
L’Association des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis (ANPNPA) regrette cet abandon, condamne ce recul, et demande vivement au maire de revenir sur sa décision. Nous avons besoin de regarder en face, lucidement et sans passion ce que fut la réalité du système colonial, l’histoire croisée si riche, conflictuelle, douloureuse nos peuples et pays. Nous en avons besoin pour construire ensemble un avenir de paix, d’amitié et de solidarité. Ce musée doit y contribuer !
L’ANPNPA appuie et s’associe à la pétition (http://chn.ge/1lRyXjo) qui vient d’être lancée demandant à Philippe Saurel de revenir sur sa décision.
jeudi 20 février 2014
Compétitivité : Rétablir la vérité et contre-attaquer (Yves Dimicoli)
La logique financière des grands groupes :
En 2011, les groupes du CAC 40 ont réalisé pour 74 milliards € de
bénéfices nets, et ils ont versé près de 51% de ces bénéfices en
dividendes, à l'image de Sanofi, qui s’apprête à détruire 1 000 emplois,
qui a réalisé, l’an dernier, un bénéfice net de 5,7 milliards € (+ 4 %)
et en a distribué 44 % en dividendes.
En cassant et précarisant l'emploi, en limitant les
investissements, les efforts de recherche et de formation en France et
en Europe, ces grands groupes ont accumulé, en 2011, une trésorerie de
267 milliards € qui sert à spéculer, soit l'équivalent de la totalité
des ressources nettes de l'État ! Très internationalisés, ils continuent
massivement à délocaliser: En 2009, selon l'INSEE, 52% de l’ensemble
des filiales et des effectifs des groupes français internationalisés
étaient situés hors de France où ils réalisaient la moitié de leur
chiffre d’affaires. En 2010, les investissements directs à l'étranger
ont totalisé 58 milliards d'euros et sont passés à 65 milliards d'euros
en 2011.
Les multinationales ont bénéficié d'une très grande part des 172
milliards € annuels de niches fiscales et sociales accordées aux
entreprises. Ces avantages ont été donnés sans contrepartie en termes
d'emploi, de formation, de salaires. Le total cumulé des exonérations de
charges patronales dépasse largement les 200 milliards € depuis 1993.
Cette logique casse l'emploi, creuse les déficits et démantèle le
tissu des PME-PMI. Alors que, sous le quinquennat Sarkozy, les groupes
ont vu leur taux d'imposition effectif sur leurs bénéfices réduit à 8 %,
les PME ont vu leur taux majoré de l'ordre de 20 %.
Les grands groupes français imposent des conditions de plus en plus
criminelles aux PME-PMI qui ont subi de plein fouet le resserrement du
crédit bancaire, malgré les énormes aides accordées aux banques.
Quel exemple allemand ?
Le Medef n'hésite pas à répéter, encore et toujours, qu'il y aurait en France un « excès de coût du travail »
qui expliquerait nos difficultés à l'exportation, donc notre commerce
extérieur très déficitaire (70 milliards d'euros en 2011) et, en
conséquence, nos pertes d'emplois, dans l'industrie particulièrement. Il
mène constamment campagne pour la baisse des « charges sociales »,
en fait les cotisations sociales patronales. Il continue de considérer
comme le diable l'éventualité d'une augmentation générale des salaires à
partir de celle du SMIC, aussi faible soit-elle.
Ces pourfendeurs du « modèle social » français, qui serait la cause
fondamentale de l'inefficacité de notre système productif, mettent alors
sans cesse en avant le « modèle allemand » dont ils vantent
l'efficacité supérieure en prétendant qu'elle aurait été acquise grâce
au « courageux » tournant de la politique social-libérale du chancelier
G. Schroeder de baisse du coût du travail et de flexibilisation précaire
du travail et de l'emploi.
Il faut rétablir la vérité !
mardi 10 décembre 2013
Lutte contre l'extrême-droite : Face à ce danger, le mouvement communiste devrait se réapproprier le meilleur de la tradition nationale.
Que pouvait-on répondre philosophiquement aux nationalismes
triomphants des années 1930 ? Fallait-il leur opposer un refus pur et
simple de la nation ? Henri Lefebvre en 1936 s'engageait dans la voie
contraire. Le nationalisme prétendait défendre la nation ? Henri
Lefebvre montre qu'en réalité il menaçait son unité. En désignant un «
ennemi intérieur », il créait les conditions d'une guerre civile larvée.
Face à ce danger, le mouvement communiste devait se réapproprier le
meilleur de la tradition nationale.
Par Henri Lefebvre, (1901-1991),
philosophe. Il a notamment enseigné aux universités de Strasbourg et de Nanterre.
" Dans l'antipatriotisme proprement dit, plusieurs éléments peuvent
se discerner. Il a souvent comporté une solidarité profonde avec le
prolétariat et les opprimés de tous les pays. Dans certaines
circonstances, ce sentiment s'est violemment opposé au sentiment
national. Mais une opposition aussi nette et absolue porte la marque
d'une conscience encore hésitante, qui sépare les faits et les idées, et
n'en voit pas les rapports. Il n'est pas prouvé que le sentiment
national soit nécessairement autarcique et impérialiste. Ses origines
sont révolutionnaires. D'une part, il n'est pas davantage démontré que
l'internationalisme soit exclusif du sentiment national. Certes Marx et
Engels ont déclaré que les prolétaires n'ont pas de patrie ; ils ne
doivent pas se considérer comme liés par un sentiment de fidélité à un
ensemble de choses et d'institutions qui n'ont de réalité et de sens que
dans certains rapports de propriété. Mais Marx et Engels n'ont jamais
dit que le prolétariat était sans nationalité, et ne se trouvait pas
devant des problèmes nationaux. L'opposition absolue entre le sentiment
national et l'internationalisme n'est pas marxiste ; car aucune
affirmation absolue n'est dialectique. Elle exprime une maladresse
idéologique. L'antipatriotisme de principe ressemble aux premières
réactions des ouvriers devant les machines ; ils voulaient les détruire.
Ils ont peu à peu compris que ce n'était pas la solution. Il ne faut
pas plus détruire la technique administrative, la machine étatique
nationale que les machines des entreprises et le système comptable des
banques. Il faut les remanier et les utiliser suivant les exigences qui
sont celles du prolétariat et en même temps celle de la civilisation
industrielle moderne.
Deux nations dans la nation
Le prolétariat a eu parfaitement raison de se défier d'un sentiment que ses maîtres surent capter et diriger. Il faut un degré plus élevé de conscience pour comprendre la plasticité du sentiment national, sa spiritualité, son lien complexe avec la politique – pour comprendre que son caractère réactionnaire lui est venu de certaines circonstances précises et modifiables. Le sentiment national a été capté et utilisé politiquement contre la nation authentiquement réelle, contre le peuple. Mais le prolétariat peut à son tour s'en emparer ou récupérer l'œuvre spirituelle de la communauté populaire. Délivré du fétichisme et des rites formels, le sentiment national n'est-il pas l'amour d'un sol imprégné de présence humaine, l'amour d'une unité spirituelle lentement élaborée par les travaux et les loisirs, les coutumes et la vie quotidienne d'un peuple entier ? Dès que l'on comprend cela, on comprend aussi que la culture nationale, en se séparant de ce contenu et de ce fondement vivant, devient formelle, abstraite, et se disperse, s'exténue, s'enfonce dans la vulgarité bourgeoise. Alors la communauté dans la nationalité prend toute sa signification. L'antipatriotisme peut passer pour un sentiment national refoulé et frustré. Les richesses matérielles et spirituelles de la communauté échappaient à ceux qui contribuaient si profondément à leur création. Elles leur échappent encore dans la plupart des pays du monde. Une classe de maîtres, une petite minorité les a confisquées. La communauté nationale n'est pas accomplie. Il y a deux nations dans la nation [...].
dimanche 27 octobre 2013
Ag de l'ANPNPA : le compte rendu de Rosa Moussaoui dans l'Humanité du 15 octobre.
Pieds-Noirs. Le désir de tisser des liens entre « frères des terre ».
Martigues accueillait, samedi, l'assemblée générale de
l'association des pied-noirs progressistes et leurs amis. Il était
question de mémoire, d'amitié franco-algérienne, de lutte contre la
montée des idées d'extrême droite.
Il y a, entre eux, ce lien indicible et un peu mystérieux qui unit
les enfants d'un même pays natal. On le sent à la façon dont ils se
présentent, en déclinant leur ville de résidence en France et celle de
leur enfance, en Algérie. Mais il y a plus. Un élan de générosité, de
solidarité, de fraternité. Fraternité : ce mot était sur toutes les
lèvres, il semblait imprégner chaque geste, samedi, à Martigues, lors de
l'assemblée générale de l'Association des Pieds-Noirs Progressistes et
leurs Amis (ANPNPA). Née il y a cinq ans, à l'initiative d'une poignée
d'amis, l'association a bien grandi. Elle compte aujourd'hui près de
trois cents membres et multiplie les rencontres, les initiatives, les
voyages de l'autre côté de la Méditerranée. Ses objectifs ? «
Renforcer les liens d'amitié entre les peuples français et algérien et
lutter contre la montée du racisme, de la xénophobie, des idées
d'extrême droite », résume son Président, Jacques Pradel,
un homme chaleureux, natif des Hauts Plateaux. A l'écouter, à le voir
plaisanter en arabe dialectal avec ses amis, on se dit qu'on est aux
antipodes de la caricature du pied-noir raciste et nostalgique de la
colonisation véhiculée par ces officines d'extrême droite qui pullulent
sur la côte méditerranéenne.
Hôte de la rencontre, le Député Maire communiste de Martigues, Gaby Charroux, lui-même natif d'Alger, se réjouit de voir cette caricature battue en brèche. «
Cette association est dans le souvenir, la mémoire, mais surtout dans
la projection vers un avenir de réconciliation. La libre décision des
peuples et leur indépendance sont des vérités de l'histoire, expose
l'élu. Il y a eu chez de nombreux pieds-noirs une crispation, une
souffrance immense qui n'a jamais été dépassée. Cette souffrance est
manipulée par l'extrême droite. Au contraire, l'Association des
pieds-noirs progressistes porte des valeurs de solidarité, de
fraternité, d'ouverture. Elle prouve que tous les pieds-noirs ne sont
pas enrôlés dans les bataillons d'électeurs du Front national. »
lundi 14 octobre 2013
Émanciper le présent du passé colonial : interview de Jacques Pradel, Président de l'ANPNPA dans le journal Cerise.
Face à
la montée de l’islamophobie et de l’extrême droite, rompre avec les
lectures coloniales et racistes, ainsi qu’avec les tabous de “l’histoire
officielle”, est une ardente obligation. Entretien avec Jacques Pradel,
président de l’Association nationale des Pieds Noirs progressistes et
de leurs amis (ANPNPA).
Plus de quarante ans après la fin de la guerre d’Algérie et le départ de la majorité des Pieds Noirs pour le continent, pourquoi se mobiliser en tant que “Pieds Noirs progressistes” ?
Nous avons deux raisons d’accoler progressiste à Pied Noir. D’une part, il s’agit de dénier aux associations qui regroupent anciens de l’OAS et Pieds Noirs nostalgiques bornés de l’Algérie française, qu’il faut distinguer des “amicales”, éventuellement sympathiques, le droit de parler au nom de nous tous. Les Pieds Noirs se sont resitués dans les contradictions de la société française et se distribuent sur l’ensemble de l’échiquier politique. Nous entendons ainsi porter témoignage, en tant que Pieds Noirs, de ce que furent la colonisation, la guerre d’indépendance et les crimes commis durant 132 ans par la France en Algérie. De ce point de vue, notre association aurait pu être créée plus tôt.
D’autre part, nous entendons prendre toute notre place pour combattre la montée des idées de l’extrême droite, si entretenues et banalisées sous Sarkozy, si peu et si mal contredites aujourd’hui sous Hollande. Combattre notamment, en tant que Pieds Noirs et enfants d’Algérie, la réactivation du racisme anti-“arabe”, ce relent de notre passé colonial.
Vous essayez de briser le monopole des discours “officiels” à propos de l’Algérie - discours des “nostalgériques” d’une part, discours de l’État algérien et de l’État français d’autre part. Quelles sont les difficultés de ce combat ?
Le discours “nostalgérique” est très primaire, réduisant la conquête de l’Algérie à la nécessité, en 1830, de libérer les esclaves chrétiens d’Alger du joug ottoman, la colonisation aux “aspects positifs”, et la guerre aux massacres du FLN !
Rien ne sert de s’y arrêter, sinon pour relever combien ce discours est utilisé en France par le FN bien sûr, mais aussi par la droite “classique”. Pour celle-ci, il s’agit moins de séduire l’électorat pied noir, qui vote comme les autres Français, que d’adresser un message aux électeurs d’extrême droite (1).
Quant aux États, ils démontrent la même volonté d’occultation. En France, l’histoire commune avec l’Algérie n’a jamais cessé d’être interprétée et ces interprétations d’être prises comme arguments dans le débat politique national. Le précédent gouvernement, Sarkozy, ne déviant en rien de sa ligne politique de compromission avec l’extrême droite, ne prit aucune initiative positive vers l’Algérie, et continua d’alimenter les campagnes odieuses de réhabilitation de l’OAS, les caresses, maladroites, adressées aux associations de harkis et de Pieds Noirs “nostalgériques”.La ligne du gouvernement dirigé par le Parti socialiste, heureusement d’une autre nature, reste cependant bien loin de l’ouverture nécessaire. Ainsi, tandis que le président Hollande reconnaît « la sanglante répression », et non le crime d’État que fut le massacre de centaines d’Algériens le 17 octobre 1961 à Paris, le ministre Le Drian rend très officiellement hommage au sinistre général Bigeard. Si un pas en avant a été franchi avec la visite du Président en Algérie et ses discours sur le « caractère injuste et brutal de la colonisation », de tels propos restent très timides pour qualifier le fait colonial et les crimes qui l’ont accompagné.
En Algérie, la nébuleuse politico-militaire au pouvoir depuis l’indépendance n’a cessé de formater l’histoire pour conforter sa domination autoritaire et sans partage. Dès l’indépendance, le parti unique FLN a imposé une version “culturaliste” de l’identité nationale algérienne, gommant la richesse formidable que constituent les diversités ethniques, linguistiques et culturelles du pays. Ce que Ben Bella dans un de ses premiers discours de 1962 résumait par « Nous sommes arabes, nous sommes arabes, nous sommes arabes ! … Et l’Algérie est un pays arabe et musulman »…
L’enseignement de l’histoire (tel que toujours pratiqué !) complète le tableau en posant que l’Algérie n’a qu’une histoire, et que celle-ci commence avec les invasions arabes et se termine avec une guerre d’indépendance idéalisée, menée par le peuple héroïque uni derrière le FLN et l’Islam face au colonialisme français.
Aujourd’hui, face à une situation sociale particulièrement tendue et à un système politique bloqué, la caste au pouvoir n’a d’autre projet que de maintenir sa domination.
À cette fin, elle déploie ses deux armes favorites : un autoritarisme administratif et policier pour contenir la contestation sociale, et, en balance, une version purement idéologique et falsificatrice de l’histoire pour conforter l’identité, la fierté, la solidarité nationales. Dans le même temps, la “guerre des mémoires” a été soigneusement entretenue par un jeu de surenchères réciproques, qui culmina avec la menace coté algérien d’une loi exigeant la « repentance », brandie en réponse au projet français d’une loi évoquant les « aspects positifs » de la colonisation.
Ces discours ont largement pénétré les consciences, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée. Comment procédons-nous pour les combattre et les dépasser ? En Algérie, par des “voyages militants”, tolérés et ignorés par le pouvoir, mais remplis de débats, de rencontres avec des associations, d’articles dans la presse francophone, d’interviews radio… mais aussi par le suivi des contacts établis et par des actions menées en commun. En France, par des initiatives visant au renforcement de l’amitié entre les peuples des deux rives, par un engagement contre le racisme et la xénophobie, par la contestation publique du discours “nostalgérique”. Il est, de ce point de vue, particulièrement important pour nous de prendre langue, d’échanger, de travailler ensemble, avec nos frères algériens ou d’origine algérienne, avec des associations qui les représentent dans nos villes et nos quartiers.
Plus de quarante ans après la fin de la guerre d’Algérie et le départ de la majorité des Pieds Noirs pour le continent, pourquoi se mobiliser en tant que “Pieds Noirs progressistes” ?
Nous avons deux raisons d’accoler progressiste à Pied Noir. D’une part, il s’agit de dénier aux associations qui regroupent anciens de l’OAS et Pieds Noirs nostalgiques bornés de l’Algérie française, qu’il faut distinguer des “amicales”, éventuellement sympathiques, le droit de parler au nom de nous tous. Les Pieds Noirs se sont resitués dans les contradictions de la société française et se distribuent sur l’ensemble de l’échiquier politique. Nous entendons ainsi porter témoignage, en tant que Pieds Noirs, de ce que furent la colonisation, la guerre d’indépendance et les crimes commis durant 132 ans par la France en Algérie. De ce point de vue, notre association aurait pu être créée plus tôt.
D’autre part, nous entendons prendre toute notre place pour combattre la montée des idées de l’extrême droite, si entretenues et banalisées sous Sarkozy, si peu et si mal contredites aujourd’hui sous Hollande. Combattre notamment, en tant que Pieds Noirs et enfants d’Algérie, la réactivation du racisme anti-“arabe”, ce relent de notre passé colonial.
Vous essayez de briser le monopole des discours “officiels” à propos de l’Algérie - discours des “nostalgériques” d’une part, discours de l’État algérien et de l’État français d’autre part. Quelles sont les difficultés de ce combat ?
Le discours “nostalgérique” est très primaire, réduisant la conquête de l’Algérie à la nécessité, en 1830, de libérer les esclaves chrétiens d’Alger du joug ottoman, la colonisation aux “aspects positifs”, et la guerre aux massacres du FLN !
Rien ne sert de s’y arrêter, sinon pour relever combien ce discours est utilisé en France par le FN bien sûr, mais aussi par la droite “classique”. Pour celle-ci, il s’agit moins de séduire l’électorat pied noir, qui vote comme les autres Français, que d’adresser un message aux électeurs d’extrême droite (1).
Quant aux États, ils démontrent la même volonté d’occultation. En France, l’histoire commune avec l’Algérie n’a jamais cessé d’être interprétée et ces interprétations d’être prises comme arguments dans le débat politique national. Le précédent gouvernement, Sarkozy, ne déviant en rien de sa ligne politique de compromission avec l’extrême droite, ne prit aucune initiative positive vers l’Algérie, et continua d’alimenter les campagnes odieuses de réhabilitation de l’OAS, les caresses, maladroites, adressées aux associations de harkis et de Pieds Noirs “nostalgériques”.La ligne du gouvernement dirigé par le Parti socialiste, heureusement d’une autre nature, reste cependant bien loin de l’ouverture nécessaire. Ainsi, tandis que le président Hollande reconnaît « la sanglante répression », et non le crime d’État que fut le massacre de centaines d’Algériens le 17 octobre 1961 à Paris, le ministre Le Drian rend très officiellement hommage au sinistre général Bigeard. Si un pas en avant a été franchi avec la visite du Président en Algérie et ses discours sur le « caractère injuste et brutal de la colonisation », de tels propos restent très timides pour qualifier le fait colonial et les crimes qui l’ont accompagné.
En Algérie, la nébuleuse politico-militaire au pouvoir depuis l’indépendance n’a cessé de formater l’histoire pour conforter sa domination autoritaire et sans partage. Dès l’indépendance, le parti unique FLN a imposé une version “culturaliste” de l’identité nationale algérienne, gommant la richesse formidable que constituent les diversités ethniques, linguistiques et culturelles du pays. Ce que Ben Bella dans un de ses premiers discours de 1962 résumait par « Nous sommes arabes, nous sommes arabes, nous sommes arabes ! … Et l’Algérie est un pays arabe et musulman »…
L’enseignement de l’histoire (tel que toujours pratiqué !) complète le tableau en posant que l’Algérie n’a qu’une histoire, et que celle-ci commence avec les invasions arabes et se termine avec une guerre d’indépendance idéalisée, menée par le peuple héroïque uni derrière le FLN et l’Islam face au colonialisme français.
Aujourd’hui, face à une situation sociale particulièrement tendue et à un système politique bloqué, la caste au pouvoir n’a d’autre projet que de maintenir sa domination.
À cette fin, elle déploie ses deux armes favorites : un autoritarisme administratif et policier pour contenir la contestation sociale, et, en balance, une version purement idéologique et falsificatrice de l’histoire pour conforter l’identité, la fierté, la solidarité nationales. Dans le même temps, la “guerre des mémoires” a été soigneusement entretenue par un jeu de surenchères réciproques, qui culmina avec la menace coté algérien d’une loi exigeant la « repentance », brandie en réponse au projet français d’une loi évoquant les « aspects positifs » de la colonisation.
Ces discours ont largement pénétré les consciences, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée. Comment procédons-nous pour les combattre et les dépasser ? En Algérie, par des “voyages militants”, tolérés et ignorés par le pouvoir, mais remplis de débats, de rencontres avec des associations, d’articles dans la presse francophone, d’interviews radio… mais aussi par le suivi des contacts établis et par des actions menées en commun. En France, par des initiatives visant au renforcement de l’amitié entre les peuples des deux rives, par un engagement contre le racisme et la xénophobie, par la contestation publique du discours “nostalgérique”. Il est, de ce point de vue, particulièrement important pour nous de prendre langue, d’échanger, de travailler ensemble, avec nos frères algériens ou d’origine algérienne, avec des associations qui les représentent dans nos villes et nos quartiers.
jeudi 5 septembre 2013
Intervention de la France en Syrie : Les interventions des élus PCF - Front de gauche devant les deux chambres du Parlement.
L'intervention d'André Chassaigne à l'Assemblée nationale.
Guerre en Syrie : intervention d'A. Chassaigne par deputesCRCPG
L'intervention de Pierre Laurent au Sénat.
Syrie - “Ce n’est pas par la guerre qu’on peut... par CN-PCF
Guerre en Syrie : intervention d'A. Chassaigne par deputesCRCPG
L'intervention de Pierre Laurent au Sénat.
Syrie - “Ce n’est pas par la guerre qu’on peut... par CN-PCF
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jeudi 21 février 2013
Le 5 mars dans l'Hérault : c'est 15h place du Peyrou à Montpellier.
Appel du PCF 34 pour la manifestation du 5 mars
Non à l’attaque du MEDEF contre les salariés !
Le mardi 5 mars 2013 aura lieu une manifestation
intersyndicale (CGT, Solidaires, FSU, FO) à Montpellier contre l’Accord
National Interprofessionnel du 11 janvier 2013 signé par des organisations
syndicales minoritaires. Le PCF de l’Hérault appelle tous les progressistes de
notre département à participer à cette journée d’action.
Le PCF de l’Hérault dénonce les
différentes atteintes à des droits fondamentaux comme l’accès à la Justice ou
les clauses qui entrainent la primauté des accords d’entreprises sur les
accords de branche voir de la loi. La remise en cause du CDI, le développement
de la précarité ne vont avoir une conséquence grave : la perte des savoirs
faire des salariés qui font la richesse et le dynamisme de notre
économie mais surtout une atteinte grave aux salaires et à la dignité des
salariés.
Sarkozy en a rêvé, le MEDEF l’a fait
!
Le PCF de l’Hérault appelle enfin à
participer à cette manifestation pour
lutter contre les oukases de Mme Parisot : c’est cet accord ou rien ! Ce
chantage est soutenu par l’UMP. Dans notre République, c’est encore aux
parlementaires de faire la loi.
Des solutions contre l’austérité
existent : la proposition de loi portée par les députés du Front de gauche
contre les licenciements boursiers ou abusifs (voir : http://herault.pcf.fr/35963 ), par la mise en place d’un
système fiscal et de cotisation sociale
dynamiques favorisant les CDI, par la création d’un pôle bancaire public
favorisant les investissements créatifs d’emplois.
La Fédération du Parti Communiste Français de l’Hérault appelle à
participer massivement à la manifestation du 5 mars, à 15h place du Peyrou à
Montpellier.
Elle invite élus et militants communistes à se retourner derrière la banderole et les drapeaux du PCF – Front de Gauche.
Un ANI qui nous veut du mal - Intervention de... par CN-PCF
mardi 13 mars 2012
Sako nous ressort Enrico mais c'est un chouia plus compliqué...
Enrico Marcias dans les meeting de Sarkozy, c'est comme un colon pied noir en voiture américaine dans les films d'Alexandre Arcady sur l'Algérie du temps de la colonie : ça vient au moins une fois !Et comme cela m'énerve que certains prétendent parler ou représenter les intérêts de gens honnêtes que je connais bien puis qu'il s'agit de proches (j'ai une grande famille !). Les Le Pen et Sarkozy peuvent aller se peler... Il me monte une colère assez carabinée de voir se type de personnes parler d'eux comme ils le font.
La réflexion étant meilleure que la colère, je reproduis ici un article de Roger Hillel venant du site de l'ANPNPA (Association nationale des Pieds Noirs progressistes et de leurs amis).
A propos du vote pied noir,
La concomitance, dimanche 29 janvier, entre l’inauguration du centre de documentation des Français d’Algérie et le meeting de Marine le Pen a donné cours à un raccourci selon lequel les pieds-noirs voteraient massivement pour le Front National. Autant, cela peut s ’appliquer au vote des adhérents du cercle algérianiste, cette association de pieds-noirs nostalgiques de l’Algérie française, autant, il serait faux de l’extrapoler à toute la communauté pied-noir.
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mardi 21 février 2012
Une intervention très intéressante sur l'analyse dans les médias du fait colonial au cours des 30 dernières années.
Alors que certains s'échinent inutilement contre un colloque historique sur la fédération française du FLN dans le Gard, alors que l'on veut en permanence opposer la mémoire à l'Histoire... Voici deux vidéos sur la présentation du fait colonial dans les médias aux cours des trente dernières années où l'on voit toute l'évolution politique de la question (et un lien vers un colloque Comité de Vigilance face aux Usages publics de l'Histoire).
Laurence de Cock, La médiatisation du colonial par CVUH
Laurence de Cock, La médiatisation du colonial par CVUH
lundi 30 janvier 2012
Produire français par une politique de formation et de qualification le contraire de Sarkozy.
Le « produire français » de Nicolas Sarkozy visitant les skis Rossignol, au sujet desquels on évitera
tout jeu de mots facile sur le chant
des oiseaux, serait, selon l’expression
de Claire Chazal sur TF1(début janvier NDR) , « repris par d’autres candidats ».
Singulier maniement des temps qui amène le téléspectateur à penser que ceux qui ont évoqué le sujet avant le chef de l’État ne font que reprendre son propos. On pourrait du reste rappeler à ce sujet que « Produisons français » fut, dès le début des années quatre-vingt, un axe majeur des propositions du PCF, objet pour cette raison de procès à répétition en chauvinisme, xénophobie, obsessions patriotardes et condamné définitivement en tant qu’analphabète de la mondialisation. À cette même époque, du reste, des entreprises comme Rossignol et bien d’autres étaient vantées pour leur présence sur le marché mondial, leur capacité d’adaptation et la pertinence de leurs délocalisations.
Singulier maniement des temps qui amène le téléspectateur à penser que ceux qui ont évoqué le sujet avant le chef de l’État ne font que reprendre son propos. On pourrait du reste rappeler à ce sujet que « Produisons français » fut, dès le début des années quatre-vingt, un axe majeur des propositions du PCF, objet pour cette raison de procès à répétition en chauvinisme, xénophobie, obsessions patriotardes et condamné définitivement en tant qu’analphabète de la mondialisation. À cette même époque, du reste, des entreprises comme Rossignol et bien d’autres étaient vantées pour leur présence sur le marché mondial, leur capacité d’adaptation et la pertinence de leurs délocalisations.
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