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samedi 31 mai 2014

Musée de l'Histoire de la France et de l'Algérie - Communiqué de presse de l'ANPNPA sur l'abandon de ce projet.


Non à l'abandon du Musée d'Histoire de la France et de 
l'Algérie 

Après bien de polémiques et de manœuvres, le projet d’un musée consacré aux relations entre la France et l’Algérie avait été arrêté par la précédente municipalité de Montpellier, et le projet confié à un collectif de scientifiques des deux pays. Cette couverture scientifique offrait la garantie que l’histoire croisée, commune de nos deux pays serait enfin présentée de façon novatrice et non partisane.

A moins d’un an de la date prévue pour l’ouverture du « Musée de la France et de l’Algérie », le nouveau maire de ville, le "socialiste dissident" Philippe Saurel, vient d’en décider l’abandon (voir sur le site de la LDH Toulon :http://ldh-toulon.net/non-a-l-abandon-du-musee-de-l.html).

L’Association des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis (ANPNPA) regrette cet abandon, condamne ce recul, et demande vivement au maire de revenir sur sa décision. Nous avons besoin de regarder en face, lucidement et sans passion ce que fut la réalité du système colonial, l’histoire croisée si riche, conflictuelle, douloureuse nos peuples et pays. Nous en avons besoin pour construire ensemble un avenir de paix, d’amitié et de solidarité. Ce musée doit y contribuer !

L’ANPNPA appuie et s’associe à la pétition (http://chn.ge/1lRyXjo) qui vient d’être lancée demandant à Philippe Saurel de revenir sur sa décision.

jeudi 20 février 2014

Compétitivité : Rétablir la vérité et contre-attaquer (Yves Dimicoli)

La logique financière des grands groupes :

En 2011, les groupes du CAC 40 ont réalisé pour 74 milliards € de bénéfices nets, et  ils ont versé près de 51% de ces bénéfices en dividendes, à l'image de Sanofi, qui s’apprête à détruire 1 000 emplois, qui a réalisé, l’an dernier, un bénéfice net de 5,7 milliards € (+ 4 %) et en a distribué 44 % en dividendes.

En cassant et  précarisant l'emploi, en  limitant les investissements, les efforts de recherche et de formation en France et en Europe, ces grands groupes  ont accumulé, en 2011, une trésorerie de 267 milliards € qui sert à spéculer, soit l'équivalent de la totalité des ressources nettes de l'État ! Très internationalisés, ils continuent massivement à délocaliser: En 2009, selon l'INSEE, 52% de l’ensemble des filiales et des effectifs des groupes français internationalisés étaient situés hors de France où ils réalisaient la moitié de leur chiffre d’affaires. En 2010, les investissements directs à l'étranger ont totalisé 58 milliards d'euros et sont passés à 65 milliards d'euros en 2011.

Les multinationales ont bénéficié d'une très grande part des 172 milliards € annuels de niches fiscales et sociales accordées aux entreprises. Ces avantages ont été donnés sans contrepartie en termes d'emploi, de formation, de salaires. Le total cumulé des exonérations de charges patronales dépasse largement les 200 milliards € depuis 1993.

Cette logique casse l'emploi, creuse les déficits et démantèle le tissu des PME-PMI. Alors que, sous le quinquennat Sarkozy, les groupes ont vu leur taux d'imposition effectif sur leurs bénéfices réduit à 8 %, les PME ont vu leur taux majoré de l'ordre de 20 %.

Les grands groupes français imposent des conditions de plus en plus criminelles aux PME-PMI qui  ont subi de plein fouet le resserrement du crédit bancaire, malgré les énormes aides accordées aux banques.

Quel exemple allemand ?

Le Medef n'hésite pas à répéter, encore et toujours, qu'il y aurait en France un « excès de coût du travail » qui expliquerait nos difficultés à l'exportation, donc notre commerce extérieur très déficitaire (70 milliards d'euros en 2011) et, en conséquence, nos pertes d'emplois, dans l'industrie particulièrement. Il mène constamment campagne pour la baisse des « charges sociales », en fait les cotisations sociales patronales. Il continue de considérer comme le diable l'éventualité d'une augmentation générale des salaires à partir de celle du SMIC, aussi faible soit-elle.

Ces pourfendeurs du « modèle social » français, qui serait la cause fondamentale de l'inefficacité de notre système productif, mettent alors sans cesse en avant le « modèle allemand » dont ils vantent l'efficacité supérieure en prétendant qu'elle aurait été acquise grâce au « courageux » tournant de la politique social-libérale du chancelier G. Schroeder de baisse du coût du travail et de flexibilisation précaire du travail et de l'emploi.
Il faut rétablir la vérité !

mardi 10 décembre 2013

Lutte contre l'extrême-droite : Face à ce danger, le mouvement communiste devrait se réapproprier le meilleur de la tradition nationale.


Que pouvait-on répondre philosophiquement aux nationalismes triomphants des années 1930 ? Fallait-il leur opposer un refus pur et simple de la nation ? Henri Lefebvre en 1936 s'engageait dans la voie contraire. Le nationalisme prétendait défendre la nation ? Henri Lefebvre montre qu'en réalité il menaçait son unité. En désignant un « ennemi intérieur », il créait les conditions d'une guerre civile larvée. Face à ce danger, le mouvement communiste devait se réapproprier le meilleur de la tradition nationale.
Par Henri Lefebvre, (1901-1991),
philosophe. Il a notamment enseigné aux universités de Strasbourg et de Nanterre.

" Dans l'antipatriotisme proprement dit, plusieurs éléments peuvent se discerner. Il a souvent comporté une solidarité profonde avec le prolétariat et les opprimés de tous les pays. Dans certaines circonstances, ce sentiment s'est violemment opposé au sentiment national. Mais une opposition aussi nette et absolue porte la marque d'une conscience encore hésitante, qui sépare les faits et les idées, et n'en voit pas les rapports. Il n'est pas prouvé que le sentiment national soit nécessairement autarcique et impérialiste. Ses origines sont révolutionnaires. D'une part, il n'est pas davantage démontré que l'internationalisme soit exclusif du sentiment national. Certes Marx et Engels ont déclaré que les prolétaires n'ont pas de patrie ; ils ne doivent pas se considérer comme liés par un sentiment de fidélité à un ensemble de choses et d'institutions qui n'ont de réalité et de sens que dans certains rapports de propriété. Mais Marx et Engels n'ont jamais dit que le prolétariat était sans nationalité, et ne se trouvait pas devant des problèmes nationaux. L'opposition absolue entre le sentiment national et l'internationalisme n'est pas marxiste ; car aucune affirmation absolue n'est dialectique. Elle exprime une maladresse idéologique. L'antipatrio­tisme de principe ressemble aux premières réactions des ouvriers devant les machines ; ils voulaient les détruire. Ils ont peu à peu compris que ce n'était pas la solution. Il ne faut pas plus détruire la technique administrative, la machine étatique nationale que les machines des entreprises et le système comptable des banques. Il faut les remanier et les utiliser suivant les exigences qui sont celles du prolétariat et en même temps celle de la civilisation industrielle moderne.

Deux nations dans la nation
 
Le prolétariat a eu parfaitement raison de se défier d'un sentiment que ses maîtres surent capter et diriger. Il faut un degré plus élevé de conscience pour comprendre la plasticité du sentiment national, sa spiritualité, son lien complexe avec la politique – pour comprendre que son caractère réactionnaire lui est venu de certaines circonstances précises et modifiables. Le sentiment national a été capté et utilisé politiquement contre la nation authentiquement réelle, contre le peuple. Mais le prolétariat peut à son tour s'en emparer ou récupérer l'œuvre spirituelle de la communauté populaire. Délivré du fétichisme et des rites formels, le sentiment national n'est-il pas l'amour d'un sol imprégné de présence humaine, l'amour d'une unité spirituelle lentement élaborée par les travaux et les loisirs, les coutumes et la vie quotidienne d'un peuple entier ? Dès que l'on comprend cela, on comprend aussi que la culture nationale, en se séparant de ce contenu et de ce fondement vivant, devient formelle, abstraite, et se disperse, s'exténue, s'enfonce dans la vulgarité bourgeoise. Alors la communauté dans la nationalité prend toute sa signification. L'antipatriotisme peut passer pour un sentiment national refoulé et frustré. Les richesses matérielles et spirituelles de la communauté échappaient à ceux qui contribuaient si profondément à leur création. Elles leur échappent encore dans la plupart des pays du monde. Une classe de maîtres, une petite minorité les a confisquées. La communauté nationale n'est pas accomplie. Il y a deux nations dans la nation [...]. 

dimanche 27 octobre 2013

Ag de l'ANPNPA : le compte rendu de Rosa Moussaoui dans l'Humanité du 15 octobre.

Pieds-Noirs. Le désir de tisser des liens entre « frères des terre ».

Martigues accueillait, samedi, l'assemblée générale de l'association des pied-noirs progressistes et leurs amis. Il était question de mémoire, d'amitié franco-algérienne, de lutte contre la montée des idées d'extrême droite.

Il y a, entre eux, ce lien indicible et un peu mystérieux qui unit les enfants d'un même pays natal. On le sent à la façon dont ils se présentent, en déclinant leur ville de résidence en France et celle de leur enfance, en Algérie. Mais il y a plus. Un élan de générosité, de solidarité, de fraternité. Fraternité : ce mot était sur toutes les lèvres, il semblait imprégner chaque geste, samedi, à Martigues, lors de l'assemblée générale de l'Association des Pieds-Noirs Progressistes et leurs Amis (ANPNPA). Née il y a cinq ans, à l'initiative d'une poignée d'amis, l'association a bien grandi. Elle compte aujourd'hui près de trois cents membres et multiplie les rencontres, les initiatives, les voyages de l'autre côté de la Méditerranée. Ses objectifs ? « Renforcer les liens d'amitié entre les peuples français et algérien et lutter contre la montée du racisme, de la xénophobie, des idées d'extrême droite », résume son Président, Jacques Pradel, un homme chaleureux, natif des Hauts Plateaux. A l'écouter, à le voir plaisanter en arabe dialectal avec ses amis, on se dit qu'on est aux antipodes de la caricature du pied-noir raciste et nostalgique de la colonisation véhiculée par ces officines d'extrême droite qui pullulent sur la côte méditerranéenne.
Hôte de la rencontre, le Député Maire communiste de Martigues, Gaby Charroux, lui-même natif d'Alger, se réjouit de voir cette caricature battue en brèche. « Cette association est dans le souvenir, la mémoire, mais surtout dans la projection vers un avenir de réconciliation. La libre décision des peuples et leur indépendance sont des vérités de l'histoire, expose l'élu. Il y a eu chez de nombreux pieds-noirs une crispation, une souffrance immense qui n'a jamais été dépassée. Cette souffrance est manipulée par l'extrême droite. Au contraire, l'Association des pieds-noirs progressistes porte des valeurs de solidarité, de fraternité, d'ouverture. Elle prouve que tous les pieds-noirs ne sont pas enrôlés dans les bataillons d'électeurs du Front national. »

lundi 14 octobre 2013

Émanciper le présent du passé colonial : interview de Jacques Pradel, Président de l'ANPNPA dans le journal Cerise.


Face à la montée de l’islamophobie et de l’extrême droite, rompre avec les lectures coloniales et racistes, ainsi qu’avec les tabous de “l’histoire officielle”, est une ardente obligation. Entretien avec Jacques Pradel, président de l’Association nationale des Pieds Noirs progressistes et de leurs amis (ANPNPA).

Plus de quarante ans après la fin de la guerre d’Algérie et le départ de la majorité des Pieds Noirs pour le continent, pourquoi se mobiliser en tant que “Pieds Noirs progressistes” ?

Nous avons deux raisons d’accoler progressiste à Pied Noir. D’une part, il s’agit de dénier aux associations qui regroupent anciens de l’OAS et Pieds Noirs nostalgiques bornés de l’Algérie française, qu’il faut distinguer des “amicales”, éventuellement sympathiques, le droit de parler au nom de nous tous. Les Pieds Noirs se sont resitués dans les contradictions de la société française et se distribuent sur l’ensemble de l’échiquier politique. Nous entendons ainsi porter témoignage, en tant que Pieds Noirs, de ce que furent la colonisation, la guerre d’indépendance et les crimes commis durant 132 ans par la France en Algérie. De ce point de vue, notre association aurait pu être créée plus tôt.
D’autre part, nous entendons prendre toute notre place pour combattre la montée des idées de l’extrême droite, si entretenues et banalisées sous Sarkozy, si peu et si mal contredites aujourd’hui sous Hollande. Combattre notamment, en tant que Pieds Noirs et enfants d’Algérie, la réactivation du racisme anti-“arabe”, ce relent de notre passé colonial.

Vous essayez de briser le monopole des discours “officiels” à propos de l’Algérie - discours des “nostalgériques” d’une part, discours de l’État algérien et de l’État français d’autre part. Quelles sont les difficultés de ce combat ?

Le discours “nostalgérique” est très primaire, réduisant la conquête de l’Algérie à la nécessité, en 1830, de libérer les esclaves chrétiens d’Alger du joug ottoman, la colonisation aux “aspects positifs”, et la guerre aux massacres du FLN !
Rien ne sert de s’y arrêter, sinon pour relever combien ce discours est utilisé en France par le FN bien sûr, mais aussi par la droite “classique”. Pour celle-ci, il s’agit moins de séduire l’électorat pied noir, qui vote comme les autres Français, que d’adresser un message aux électeurs d’extrême droite (1).

Quant aux États, ils démontrent la même volonté d’occultation. En France, l’histoire commune avec l’Algérie n’a jamais cessé d’être interprétée et ces interprétations d’être prises comme arguments dans le débat politique national. Le précédent gouvernement, Sarkozy, ne déviant en rien de sa ligne politique de compromission avec l’extrême droite, ne prit aucune initiative positive vers l’Algérie, et continua d’alimenter les campagnes odieuses de réhabilitation de l’OAS, les caresses, maladroites, adressées aux associations de harkis et de Pieds Noirs “nostalgériques”.La ligne du gouvernement dirigé par le Parti socialiste, heureusement d’une autre nature, reste cependant bien loin de l’ouverture nécessaire. Ainsi, tandis que le président Hollande reconnaît « la sanglante répression », et non le crime d’État que fut le massacre de centaines d’Algériens le 17 octobre 1961 à Paris, le ministre Le Drian rend très officiellement hommage au sinistre général Bigeard. Si un pas en avant a été franchi avec la visite du Président en Algérie et ses discours sur le « caractère injuste et brutal de la colonisation », de tels propos restent très timides pour qualifier le fait colonial et les crimes qui l’ont accompagné.

En Algérie, la nébuleuse politico-militaire au pouvoir depuis l’indépendance n’a cessé de formater l’histoire pour conforter sa domination autoritaire et sans partage. Dès l’indépendance, le parti unique FLN a imposé une version “culturaliste” de l’identité nationale algérienne, gommant la richesse formidable que constituent les diversités ethniques, linguistiques et culturelles du pays. Ce que Ben Bella dans un de ses premiers discours de 1962 résumait par « Nous sommes arabes, nous sommes arabes, nous sommes arabes ! … Et l’Algérie est un pays arabe et musulman »…

L’enseignement de l’histoire (tel que toujours pratiqué !) complète le tableau en posant que l’Algérie n’a qu’une histoire, et que celle-ci commence avec les invasions arabes et se termine avec une guerre d’indépendance idéalisée, menée par le peuple héroïque uni derrière le FLN et l’Islam face au colonialisme français.
Aujourd’hui, face à une situation sociale particulièrement tendue et à un système politique bloqué, la caste au pouvoir n’a d’autre projet que de maintenir sa domination.
À cette fin, elle déploie ses deux armes favorites : un autoritarisme administratif et policier pour contenir la contestation sociale, et, en balance, une version purement idéologique et falsificatrice de l’histoire pour conforter l’identité, la fierté, la solidarité nationales. Dans le même temps, la “guerre des mémoires” a été soigneusement entretenue par un jeu de surenchères réciproques, qui culmina avec la menace coté algérien d’une loi exigeant la « repentance », brandie en réponse au projet français d’une loi évoquant les « aspects positifs » de la colonisation.

Ces discours ont largement pénétré les consciences, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée. Comment procédons-nous pour les combattre et les dépasser ? En Algérie, par des “voyages militants”, tolérés et ignorés par le pouvoir, mais remplis de débats, de rencontres avec des associations, d’articles dans la presse francophone, d’interviews radio… mais aussi par le suivi des contacts établis et par des actions menées en commun. En France, par des initiatives visant au renforcement de l’amitié entre les peuples des deux rives, par un engagement contre le racisme et la xénophobie, par la contestation publique du discours “nostalgérique”. Il est, de ce point de vue, particulièrement important pour nous de prendre langue, d’échanger, de travailler ensemble, avec nos frères algériens ou d’origine algérienne, avec des associations qui les représentent dans nos villes et nos quartiers.

jeudi 21 février 2013

Le 5 mars dans l'Hérault : c'est 15h place du Peyrou à Montpellier.




Appel du PCF 34 pour la manifestation du 5 mars
Non à l’attaque du MEDEF contre les salariés !

Le mardi 5 mars 2013 aura lieu une manifestation intersyndicale (CGT, Solidaires, FSU, FO) à Montpellier contre l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013 signé par des organisations syndicales minoritaires. Le PCF de l’Hérault appelle tous les progressistes de notre département à participer à cette journée d’action.

Le PCF de l’Hérault dénonce les différentes atteintes à des droits fondamentaux comme l’accès à la Justice ou les clauses qui entrainent la primauté des accords d’entreprises sur les accords de branche voir de la loi. La remise en cause du CDI, le développement de la précarité ne vont avoir une conséquence grave : la perte des savoirs faire des salariés qui font la richesse et le dynamisme de notre économie mais surtout une atteinte grave aux salaires et à la dignité des salariés.
Sarkozy en a rêvé, le MEDEF l’a fait !

Le PCF de l’Hérault appelle enfin à participer à cette manifestation  pour lutter contre les oukases de Mme Parisot : c’est cet accord ou rien ! Ce chantage est soutenu par l’UMP. Dans notre République, c’est encore aux parlementaires de faire la loi.

Des solutions contre l’austérité existent : la proposition de loi portée par les députés du Front de gauche contre les licenciements boursiers ou abusifs (voir : http://herault.pcf.fr/35963 ), par la mise en place d’un système fiscal  et de cotisation sociale dynamiques favorisant les CDI, par la création d’un pôle bancaire public favorisant les investissements créatifs d’emplois.

La Fédération du Parti Communiste Français de l’Hérault appelle à participer massivement à la manifestation du 5 mars, à 15h place du Peyrou à Montpellier.

Elle invite élus et militants communistes à se retourner derrière la banderole et les drapeaux du PCF – Front de Gauche.

Un ANI qui nous veut du mal - Intervention de... par CN-PCF

mardi 13 mars 2012

Sako nous ressort Enrico mais c'est un chouia plus compliqué...


Enrico Marcias dans les meeting de Sarkozy, c'est comme un colon pied noir en voiture américaine dans les films d'Alexandre Arcady sur l'Algérie du temps de la colonie : ça vient au moins une fois !

Et comme cela m'énerve que certains prétendent parler ou représenter les intérêts de gens honnêtes que je connais bien puis qu'il s'agit de proches (j'ai une grande famille !). Les Le Pen et Sarkozy peuvent aller se peler... Il me monte une colère assez carabinée de voir se type de personnes parler d'eux comme ils le font.

La réflexion étant meilleure que la colère, je reproduis  ici un article de Roger Hillel venant du site de l'ANPNPA (Association nationale des Pieds Noirs progressistes et de leurs amis).

A propos du vote pied noir,
La concomitance, dimanche 29 janvier, entre l’inauguration du centre de documentation des Français d’Algérie et le meeting de Marine le Pen a donné cours à un raccourci selon lequel les pieds-noirs voteraient massivement pour le Front National. Autant, cela peut s ’appliquer au vote des adhérents du cercle algérianiste, cette association de pieds-noirs nostalgiques de l’Algérie française, autant, il serait faux de l’extrapoler à toute la communauté pied-noir.

mardi 21 février 2012

Une intervention très intéressante sur l'analyse dans les médias du fait colonial au cours des 30 dernières années.

Alors que certains s'échinent inutilement contre un colloque historique sur la fédération française du FLN dans le Gard, alors que l'on veut en permanence opposer la mémoire à l'Histoire... Voici deux vidéos sur la présentation du fait colonial dans les médias aux cours des trente dernières années où l'on voit toute l'évolution politique de la question (et un lien vers un colloque Comité de Vigilance face aux Usages publics de l'Histoire).


Laurence de Cock, La médiatisation du colonial par CVUH

lundi 30 janvier 2012

Produire français par une politique de formation et de qualification le contraire de Sarkozy.

Le « produire français » de Nicolas Sarkozy visitant les skis Rossignol, au sujet desquels on évitera 
tout jeu de mots facile  sur le chant 
des oiseaux, serait, selon l’expression 
de Claire Chazal sur TF1(début janvier NDR) , « repris par d’autres candidats ».



Singulier maniement des temps 
qui amène le téléspectateur à penser que ceux qui ont évoqué le sujet avant le chef de l’État ne font que reprendre son propos. On pourrait du reste rappeler 
à ce sujet que « Produisons français » fut, dès le début 
des années quatre-vingt, un axe majeur des propositions du PCF, objet pour cette raison de procès à répétition 
en chauvinisme, xénophobie, obsessions patriotardes 
et condamné définitivement en tant qu’analphabète 
de la mondialisation. À cette même époque, du reste, 
des entreprises comme Rossignol et bien d’autres 
étaient vantées pour leur présence sur le marché mondial, leur capacité d’adaptation et la pertinence de leurs délocalisations.