Une histoire de l'Algérie par ceux qui l'ont faite.
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mardi 18 février 2014
William Sportisse présente son livre "Le camp des Olivier" devant l'association culturelle berbère.
mardi 18 décembre 2012
Le PCF et l'Algérie : pour en finir vraiment avec le colonialisme et ceux qui l'instrumentalisent…
Ce texte est une intervention de Pierre Laurent, secrétaire nationale du PCF, lors d'une rencontre portant sur le 50ème anniversaire de l'indépendance de l'Algérie. Il est repris dans une brochure éditer par la fédération de Paris du PCF.
En cette année 2012 du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, on espérait un
nouveau départ de la relation franco-algérienne avec un nouveau regard sur le passé colonial.
La France, en effet, ne pourra pas construire, dans la durée, un rapport « normal » avec
l’Algérie et les autres pays du Maghreb, ni même contribuer à refonder un partenariat euroméditerranéen
digne de ce nom, sans une reconnaissance du fait colonial, de ses crimes et
de ses conséquences.
La crise en Europe, aujourd’hui, systémique et profonde, est en effet le fruit d’une politique
structurée sur un rapport de prédation et de domination, sur l’arrogance des puissants,
sur le refus persistant de considérer le colonialisme comme une matrice, un antécédent
qui marque dans la longue durée la relation franco-algérienne et même euro-méditerranéenne.
Construire ou reconstruire un partenariat, des coopérations avec l’Algérie et le
Maghreb, cela nécessite bien des changements démocratiques, une confiance mutuelle donc
une histoire correctement assumée.
Un nouveau regard sur le passé colonial aurait dû s’imposer aussi car il faudra bien qu’un
jour, la France ose regarder la vérité en face. Comme le dit fort justement Françoise Vergès (1) ,
le colonialisme, « c’est bel et bien l’histoire de la France ». L’État, à travers les plus hautes autorités
qui l’incarnent, n’a toujours pas accompli les actes nécessaires pour reconnaître la
responsabilité de la France, accepter les vérités de cette histoire tragique et assumer les
crimes contre l’humanité qui ont été commis. Tandis que dans la société française les instrumentalisations
de cette même histoire, les tentatives récurrentes de réhabilitation du
colonialisme, les tentatives pour lui trouver des aspects positifs, les inacceptables silences…
nourrissent des polémiques et des confrontations idéologiques permanentes et le choc
recherché des mémoires. L’extrême droite y puise une énergie nauséabonde et nuisible.
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