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mercredi 3 juillet 2013

Le PCF lance "Progressistes" : la révolution pour une production moderne a enfin sa revue politique...


Ecologie et industrie : une association qui peut paraître contre-nature tant on a opposé ces deux termes.
À un tel point que la confusion règne à gauche où la critique légitime du productivisme est devenue par glissement la critique de la production sans nuance.
L’industrie nous pose des problèmes de conscience : elle est à la fois absolument nécessaire pour nos sociétés et en même temps elle pollue, produit des déchets, présente des risques autour des sites de production. La tentation est alors grande de réduire ce secteur voire d'accepter tacitement la délocalisation vers d'autres pays pour ne pas avoir à s'embarrasser de ses nuisances. Elle s'accompagne également d'une dévalorisation des métiers liés à la production. Et il est vrai que quantitativement, l'essentiel des emplois aujourd'hui est classé dans le secteur des services, services pour- tant intimement liés à la production. Ainsi, on ne perçoit pas immédiatement la catastrophe économique pour un pays qui se sépare progressivement de ses industries : par exemple l'irréversibilité concernant la perte de savoir faire sera très grave pour l'avenir car il faudra des générations pour retrouver le niveau technologique perdu dans certains secteurs clés.
Nous aurons donc toujours besoin de produire, et même de produire plus et autrement compte tenu des besoins qui vont grandissants et de l'état de pénurie qui règne chez les classes populaires. La vraie question politique vraiment sérieuse, est bien de savoir comment mieux produire et comment produire pour répondre aux besoins sociaux au sens très large, en intégrant le respect de notre environnement. C'est en renversant les critères, en privilégiant la valeur d'usage des produits plutôt que la valeur d'échange (pour utiliser des termes marxistes) que nous opérerons une transformation radicale de nos modes de production.

mercredi 24 octobre 2012

La place de la science dans la société 1/3 ( Par Jean-Pierre Kahane)

L’accès à la science pour tous était une conception révolutionnaire, elle ébranlait les fondements religieux de la cité, elle a valu à Socrate sa condamnation à mort.

Science et société est un thème éternel. Cependant c’est dans les années 1980 qu’il a pris forme avec l’ASTS, l’association science-technologie-société, dont l’initiateur a été René Le Guen. Ainsi, au départ, c’est une vision politique.Cette vision politique s’inscrivait dans l’accès de la gauche au pouvoir. La culture scientifique faisait l’objet d’un  programme mobilisateur. Les organismes de recherche se voyaient confier la mission de la répandre. Cependant, dans l’optique des scientifiques, la diffusion de la culture scientifique n’entraînait pas une vision claire de la place de la science dans la société.

Le thème « science et société »  dans les congrès scientifiques apparaît à ma connaissance au cours des années 1990. À l’Académie des sciences, le comité « science et société » a été créé en 2000. C’est aujourd’hui, en France et dans tous les pays du monde, un thème important pour les scientifiques : quelle est la place de la science dans la société ? Il est grand temps que cela redevienne un thème important en politique, et en particulier dans la politique communiste.

Que recouvre-t-il au cours des temps ?

On fait remonter à Socrate la conception de la science comme objet d’étude pour tous les citoyens. En Mésopotamie et en Egypte, certaines connaissances avaient été acquises, en particulier en astronomie, mais elles étaient détenues par des spécialistes, souvent les prêtres,  au même titre que les recettes magiques. L’accès à la science pour tous était une conception révolutionnaire, elle ébranlait les fondements religieux de la cité, elle a valu à Socrate sa condamnation à mort. L’accès de la science à tous a été une idée forte de la Renaissance, et l’imprimerie y a joué un rôle essentiel.  Cependant la pratique des savants était de conserver pour eux leurs découvertes. Le lien entre découvertes et communication des découvertes date du XVIIe siècle, avec la création des académies, et il a été l’un des traits marquants du progrès des sciences depuis cette époque.Tenue secrète ou largement diffusée, comment la science interagissait-elle avec la société ? J’y reviendrai, mais en gros la science était au service des puissants, ou de ceux qui aspiraient à la puissance. En Europe, le progrès des sciences a accompagné celui du capitalisme, en Italie au XVIe siècle, en Angleterre au XVIIe, en France au XVIIIe, en Allemagne au XIXe et aux États-Unis au XXe.En même temps, la science apparaissait comme liée aux mouvements d’émancipation des peuples : la Révolution française a mobilisé les savants, comme la révolution soviétique.

mercredi 8 août 2012

Tout est politique : Comment l'Histoire de l'Islam médiéval nous en dit long sur notre époque...

Mois d'août oblige... Le travail peut se faire en écoutant quelques passionnant reportage.

Là, une belle pépite sur l'Histoire de l'Islam médiéval qui m'a apporté beaucoup d'informations : Comment pour des raisons politiques il y a eu cette volonté d'intégration de la culture antique ;  Les enjeux de la rédaction même du Coran (qui est comme les autres Livres : l'écriture d'une tradition orale dans une circonstances politiques) ; Le brassage culturel et les évènements du bas Moyen - Âge qui bouleversent les rapports de force politiques en Europe en Orient ; les conflits entre Philosophes et Oulémas (leurs causes comme leurs conséquences) ; Comment des philosophes dit Humanistes (Pétrarque en prend pour son grade !) nous ont coupé de cette Histoire pour imposer des racines uniquement chrétienne, grecques et latines ; etc...

J'ai trouvé ces deux reportages passionnant aussi bien par les éléments historiques qu'ils apportent à notre universalité que par ce qu'ils montrent  que ce que l'on voit actuellement dans cette partie du monde s'inscrit dans l'Histoire longue du monde arabo-islamique.


mardi 3 juillet 2012

Tout est politique (I) : Comment combattre les "historiens" de garde ?

L'Histoire est une science. Comme toute science, elle implique une méthode, des périodes s'appuyant des sur des faits établis, un multiplicité de sources et d'approches. Et comme toute science, une remise en cause permanente du savoir . Science sociale, elle permet de comprendre notre construction politique et comment se construisent et s'affrontent les idéologies.
Et là, nous assistons à un retour des historiens de grade, qui définissent ce qui serait la vraie histoire. Et le succès du livre "Métronome", est un parfait exemple...
Je commence donc par reprendre une émission de radio Libertaire :  radio Goliard (anarchiste) sur la question où on commence par Lorant Deutsch pour comment la déconstruction des écrits d'Attali, Gallo, Ferrand et autres...

mardi 20 décembre 2011

Science et société ou comment permettre l'appropriation de la science par les citoyens.

Lorsque nous parlons de « l’appropriation de la science par les citoyens », il est indispensable de préciser ce que nous entendons par « science », et comment s’opère cette « appropriation ». Car, si pour nous la recherche scientifique n’est pas une activité qui se mène loin de la société, confinée dans un milieu de « spécialistes » qui se distinguerait de celui des « profanes », nous ne pouvons ignorer le fait que, aux yeux du grand public, la « science » a une signification partielle, voire partiale, se résume souvent uniquement à des applications jugées utiles à la vie des gens, se soumet à des opinions médiatiques qui détournent souvent de la réflexion tant sur la notion de science elle-même que de son rôle et de sa place en démocratie.

C’est pourquoi, afin de réfléchir sur les liens entre la recherche scientifique et les citoyens, il convient d’examiner comment se forme ce que l’on appelle communément « l’opinion », notamment via les médias qui sont le plus souvent dans les mains des grands groupes capitalistes en vue de la diffusion de l’idéologie dominante.
Il convient également de rétablir le sens du terme « science », qui, de par son étymologie, s’étend à tous les domaines de la connaissance, contient donc toutes les disciplines sans distinction utilitariste, sans critère de rentabilité, sans exclusion et sans confusion entre science et technologie. C’est cette conception de science non parcellisée qui a présidé à la création du CNRS et en a guidé la mission.