Affichage des articles dont le libellé est Recherche. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Recherche. Afficher tous les articles
dimanche 29 mai 2016
mercredi 24 octobre 2012
La place de la science dans la société 3/3
L’accès à la science pour tous était une conception révolutionnaire, elle ébranlait les fondements religieux de la cité, elle a valu à Socrate sa condamnation à mort.
Quels sont les changements intervenus pour les chercheurs ?
Les changements sont rapides et très inquiétants. Jamais la paperasse
n’a été aussi envahissante. La pratique des contrats à court terme amène
les chercheurs à mobiliser leurs forces pour obtenir des contrats puis
d’autres contrats, au détriment de la recherche proprement dite. Les
jeunes font un long parcours du combattant comme allocataires,
assistants provisoires ou postdoc en espérant un poste permanent, et
s’ils ont la chance d’être recrutés ils entrent dans un système où
l’instabilité est programmée : c’est la politique générale de la
recherche qui est en cause, avec Lisbonne et l’économie de la
connaissance, avec la Loi relative aux libertés et responsabilités des
universités (LRU) bien mal nommée, avec l’Agence nationale de la
recherche (ANR) qui focalise les énergies, juste en ce moment, pour en
obtenir des contrats, et avec la chasse aux contrats européens.
La réaction à ces changements dans le milieu se situe entre révolte et résignation. La révolte a eu lieu il y a 4 ans, avec la naissance du mouvement Sauver la recherche. En apparence, l’atmosphère est à la résignation : pour vivre et avoir les moyens de travailler, il faut bien passer sous les fourches caudines. Mais la révolte gronde sous la cendre ; elle peut être, ou non, un ferment de conscience politique pour mettre en cause le système actuel et le capitalisme lui-même.
La réaction à ces changements dans le milieu se situe entre révolte et résignation. La révolte a eu lieu il y a 4 ans, avec la naissance du mouvement Sauver la recherche. En apparence, l’atmosphère est à la résignation : pour vivre et avoir les moyens de travailler, il faut bien passer sous les fourches caudines. Mais la révolte gronde sous la cendre ; elle peut être, ou non, un ferment de conscience politique pour mettre en cause le système actuel et le capitalisme lui-même.
La course à l’excellence avec la politique des laboratoires et initiatives d’excellence fausse la pratique de l’évaluation : l’évaluation peut être le paravent d’une entreprise de démolition. De cela le milieu prend conscience. Un signe parmi d’autres : le conseil scientifique du CNRS lance un cri d’alerte sur les conséquences négatives de la création des nouvelles structures telles que Labex et Idex sur l’ensemble de la recherche en France
Libellés :
agence nationale de la recherche,
ANR,
CERN,
critique,
enseignement supérieur,
Front de gauche,
IDEX,
La revue du prjet,
LABEX,
LRU,
PCF,
Ploitique,
Recherche
mardi 20 décembre 2011
Science et société ou comment permettre l'appropriation de la science par les citoyens.
Lorsque nous parlons de « l’appropriation de la science par les citoyens », il est indispensable de préciser ce que nous entendons par « science », et comment s’opère cette « appropriation ». Car, si pour nous la recherche scientifique n’est pas une activité qui se mène loin de la société, confinée dans un milieu de « spécialistes » qui se distinguerait de celui des « profanes », nous ne pouvons ignorer le fait que, aux yeux du grand public, la « science » a une signification partielle, voire partiale, se résume souvent uniquement à des applications jugées utiles à la vie des gens, se soumet à des opinions médiatiques qui détournent souvent de la réflexion tant sur la notion de science elle-même que de son rôle et de sa place en démocratie.C’est pourquoi, afin de réfléchir sur les liens entre la recherche scientifique et les citoyens, il convient d’examiner comment se forme ce que l’on appelle communément « l’opinion », notamment via les médias qui sont le plus souvent dans les mains des grands groupes capitalistes en vue de la diffusion de l’idéologie dominante.
Il convient également de rétablir le sens du terme « science », qui, de par son étymologie, s’étend à tous les domaines de la connaissance, contient donc toutes les disciplines sans distinction utilitariste, sans critère de rentabilité, sans exclusion et sans confusion entre science et technologie. C’est cette conception de science non parcellisée qui a présidé à la création du CNRS et en a guidé la mission.
lundi 12 décembre 2011
Recherche industrielle : la position du PCF.
Clarification : il est souvent fait référence au diptyque « recherche publique/recherche privée », en assimilant la seconde à la recherche industrielle. La confusion n’est pas seulement terminologique et ne provient pas seulement de la droite (cf. le récent programme du PS pour la recherche et l’université dont nous publions l’étude critique). Cette dichotomie est pour nous aussi artificielle que l’opposition entre recherche fondamentale/recherche appliquée, comme si la production des connaissances, leur diffusion et leurs applications étaient séparées par des barrières infranchissables et ne faisaient pas partie du même processus, ne répondaient pas aux mêmes exigences.
C’est pourquoi nous choisissons de parler ici de recherche industrielle en général, ce qui répond à l’exigence d’une recherche indissociable avec la politique industrielle aux niveaux régional et national. Il ne s’agit pas seulement d’une terminologie, mais d’une logique différente : nous pensons qu’une telle recherche, et une telle politique qui fait défaut aujourd’hui, doivent s’appuyer en premier lieu sur un pôle industriel public et avoir pour but la coopération entre
les laboratoires de recherche et les entreprises qui développent les résultats de cette recherche.
Finalité : il est de bon ton, non seulement à droite, de parler d’entreprises (et de recherche en leur sein) en termes de compétitivité et donc de concurrence. Dans le récent programme du PS, on parle même d’atouts face « aux pays émergents », en insérant ainsi la recherche et la politique industrielles dans le contexte capitaliste de la guerre économique.
Cependant, pour constater combien il est nécessaire de changer radicalement cette façon de voir les choses, il suffit d’observer attentivement le point où en est arrivé aujourd’hui le capitalisme, dont les crises se succèdent sans possibilité de « régulation » malgré les prétendus efforts de « rassurer » des « marchés » agités, efforts qui ne sont en fait que des gesticulations. Pour nous, la recherche industrielle a pour but une innovation qui profite à la société, aux hommes, à l’environnement, au progrès de la connaissance, une innovation qui découle de la créativité des équipes de recherche et ne vise pas la génération et l’augmentation des profits.
C’est pourquoi nous choisissons de parler ici de recherche industrielle en général, ce qui répond à l’exigence d’une recherche indissociable avec la politique industrielle aux niveaux régional et national. Il ne s’agit pas seulement d’une terminologie, mais d’une logique différente : nous pensons qu’une telle recherche, et une telle politique qui fait défaut aujourd’hui, doivent s’appuyer en premier lieu sur un pôle industriel public et avoir pour but la coopération entre
les laboratoires de recherche et les entreprises qui développent les résultats de cette recherche.
Finalité : il est de bon ton, non seulement à droite, de parler d’entreprises (et de recherche en leur sein) en termes de compétitivité et donc de concurrence. Dans le récent programme du PS, on parle même d’atouts face « aux pays émergents », en insérant ainsi la recherche et la politique industrielles dans le contexte capitaliste de la guerre économique.
Cependant, pour constater combien il est nécessaire de changer radicalement cette façon de voir les choses, il suffit d’observer attentivement le point où en est arrivé aujourd’hui le capitalisme, dont les crises se succèdent sans possibilité de « régulation » malgré les prétendus efforts de « rassurer » des « marchés » agités, efforts qui ne sont en fait que des gesticulations. Pour nous, la recherche industrielle a pour but une innovation qui profite à la société, aux hommes, à l’environnement, au progrès de la connaissance, une innovation qui découle de la créativité des équipes de recherche et ne vise pas la génération et l’augmentation des profits.
mercredi 30 novembre 2011
RECHERCHE ET UNIVERSITÉ DE QUALITÉ : en finir avec les “opérations d’excellence”
Un préalable : tout gouvernement de gauche demain doit abolir la LRU et revenir sur les « labellisations d’excellence » qui sont, en vérité, non de simples « labels », mais visent à remodeler profondément la recherche française, à la rendre compatible avec la concurrence « libre et non faussée » lancée par le processus de Bologne et la stratégie de Lisbonne. La connaissance est incompatible avec le marché capitaliste.Une idée centrale : la qualité, quête permanente inhérente à toute activité humaine, préside à l’exercice des métiers de la recherche ; elle est également indissociable avec le processus de l’enseignement, c’est-à-dire de la formation des jeunes, de la diffusion du savoir, mission confiée à l’université et qui s’articule avec son rôle comme lieu de recherche. La qualité s’oppose à la notion « d’excellence », dans son acception actuelle connotée et concurrentielle.
Une constatation : nous ne sous-estimons pas les besoins réels tant en coopération inter – et intra – disciplinaires, en articulation entre recherche fondamentale et appliquée, en développement de grands équipements dont la recherche a besoin dans tous les domaines. Mais nous pensons qu’au lieu d’un Grand emprunt, qui fait dépendre ces besoins des intérêts de placements, donc d’un financement aléatoire, la gauche doit donner à la recherche et à l’université les moyens stables nécessaires, y compris en postes. L’enseignement supérieur et la recherche publique sont des services publics qui doivent le demeurer.
1. Labex
Conçus pour déstructurer les équipes et casser les synergies existantes considérées comme insuffisamment dynamiques ou non « innovantes », les Labex ont incité aux regroupements ad hoc d’individus autour de projets répondant à des cadres thématiques supposés porteurs, censés donner des résultats dans une période temporelle déterminée. Ils ont fait fi des projets déjà existants, du travail engagé dans la durée parfois depuis longtemps.
Leur lancement a donné des illusions de financement conséquent, mais l’argent accordé, d’après les indications du ministère concernant ceux de la première vague, est soumis à plusieurs conditions, dont la plus importante est le non-cumul avec un financement Idex. Un acompte de 10% pour les 100 « élus » et le reste, en moyenne 10 millions d’€, sera perçu « annuellement jusqu’en 2020 », avec incitation de compléter par des sommes obtenues auprès des collectivités locales ou du privé.
Selon les disciplines et les endroits, les Labex ont été diversement utilisés : souvent, ils ont constitué le premier pas vers les projets Idex, donc sont devenus des enjeux de pouvoir pour des « notables » universitaires ; ou bien ils ont été considérés comme des moyens de financement, en l’absence de crédits récurrents qui sont en diminution constante et compromettent parfois équipes et disciplines ; ou enfin, notamment en SHS, ils ont mis au jour, grâce à un « habillage scientifique » (ou pseudo-scientifique) intéressant, de réels besoins de travail transversal et de communication entre différentes entreprises scientifiques. Or, pour mener ces projets, nul besoin de passer par un chantage.
Suppression des Labex signifie retour au laboratoire comme structure de base de la recherche. Aujourd’hui, ces unités de base sont dans leur grande majorité des UMR, dont il convient d’encourager et de souligner le caractère mixte, en rétablissant ainsi le lien entre EPST et universités. Cela suppose aussi de revenir sur l’accord entre la CpU et les organismes. La CPU n’a aucune représentativité ni aucun mandat comparables aux institutions des organismes. De plus, le PCF souhaite aller vers la dé-présidentialisation de l’ensemble de nos institutions.
mardi 29 novembre 2011
Les propositions du PCF pour la Recherche et l'enseignement supérieur : agir tout de suite !
Les dégâts occasionnés au potentiel de recherche et d’enseignement supérieur par la politique de la droite, trop souvent approuvée par le PS, nécessitent, dès le début de la législature, des mesures d’urgence et de réparation. Pour ce faire, une évaluation collective sera mise immédiatement en place. Elle rassemblera les organisations syndicales de travailleurs scientifiques, y inclus celles des BIATOSS, les Conseils d’Universités et d’IUT, le Comité national du CNRS et plus généralement toute instance démocratique pouvant y contribuer. Des assemblées de personnels se tiendront partout et feront des propositions. Le CNESER, en coopération avec l’Office parlementaire des choix technologiques et scientifiques, sera chargé de la mise en oeuvre de cette évaluation et participera à l’élaboration des propositions destinées à réparer les profondes blessures du potentiel de recherche et d’enseignement supérieur à échéance de deux ans.
Un rapport, aux exigences duquel le gouvernement sera tenu de répondre de façon circonstanciée, sera présenté à l’Assemblée nationale dans les six mois suivant le début de cette Initiative.
Un rapport, aux exigences duquel le gouvernement sera tenu de répondre de façon circonstanciée, sera présenté à l’Assemblée nationale dans les six mois suivant le début de cette Initiative.
Les propositions du PCF pour la Recherche et l'enseignement supérieur : introduction au programme et des éléméntspour nouveaux principes fondateurs.
Ce programme est un tout inachevé. C’est un tout par les orientations qu’il préconise, par les sujets traités qui visent l’ensemble de l’enseignement supérieur et de la recherche. Une partie importante est reflétée dans le Programme populaire partagé du Front de Gauche. Ce document néanmoins vise à davantage d’élucidation et de netteté sur certaines propositions. Il faut ajouter d’ailleurs qu’il n’existe pas de grands désaccords persistants sur ces questions entre les formations du Front de Gauche, mais des accents toniques différents.
En ce qui concerne son caractère inachevé, les raisons sont multiples : d’abord, le PCF n’a pas réponse à tout et n’y prétend pas ; ensuite, ce qui est au moins aussi important, ce programme a vocation à être discuté critiqué et enrichi.
Comment le lire ? Effort a été fait pour présenter chaque fois que possible des mesures immédiates et par ailleurs des orientations maîtresses. Reste une question qui n’est pas la moindre : à n’en pas douter, le Front de Gauche aura, à l’issue de la séquence présidentielle législative de 2012, de nombreux élus et parmi eux majoritairement des élu-e-s communistes ; les conditions d’une majorité présidentielle de gauche seront réunies, mais non celles d’un contrat de gouvernement ; pour ce dernier point en tout cas, le positionnement actuel du PS sur des questions fondamentales rende cette hypothèse peu probable.
En ce qui concerne son caractère inachevé, les raisons sont multiples : d’abord, le PCF n’a pas réponse à tout et n’y prétend pas ; ensuite, ce qui est au moins aussi important, ce programme a vocation à être discuté critiqué et enrichi.
Comment le lire ? Effort a été fait pour présenter chaque fois que possible des mesures immédiates et par ailleurs des orientations maîtresses. Reste une question qui n’est pas la moindre : à n’en pas douter, le Front de Gauche aura, à l’issue de la séquence présidentielle législative de 2012, de nombreux élus et parmi eux majoritairement des élu-e-s communistes ; les conditions d’une majorité présidentielle de gauche seront réunies, mais non celles d’un contrat de gouvernement ; pour ce dernier point en tout cas, le positionnement actuel du PS sur des questions fondamentales rende cette hypothèse peu probable.
vendredi 4 novembre 2011
Recherche : rapport d'André Chassaigne sur les budgets de la recherche en lien avec le développement durable.
Montpellier est concerné au premier chef car ce budget concerne le CIRAD, le CNRS, et d'autres organismes de recherche. Ce budget concerne aussi l'ADEME.
Rapport Recherche Développement Durable par andrechassaigne
Rapport Recherche Développement Durable par andrechassaigne
Inscription à :
Articles (Atom)


