jeudi 13 novembre 2014

Faire connaissance avec le TAFTA (traité transatlantique pour le libre échange)...



 Réécouter l'émission le téléphone sonne sur la question.

La question d'actu du groupe communiste-FDG à l'Assemblée nationale :

Rencontres du LEM : le Droit face à la mondialisation - rencontre avec Mireille Delmas-Marty


Mierille Delmas Marty introduction par LEMpcf
Mireille Delmas marty débat par LEMpcf

Résister, responsabiliser, anticiper

Quel est l'effet de la mondialisation sur le droit ? Est-il détruit ou le métamorphose-t-il ? Notre invitée souligne que nous n'assistons pas à la première mondialisation de l'histoire de l'humanité. En revanche, c'est la première qui investit plusieurs aspects. Il y a une universalisation des valeurs, traduite notamment par la cour pénale internationale ; une globalisation des échanges, qu'ils soient financiers ou d'information, et une multiplication des acteurs qui exercent une influence sur la scène internationale. Les États sont concurrencés par des entreprises, des ONG, des acteurs civiques, des experts scientifiques. Parallèlement, ils perdent le contrôle de leurs frontières. Les trafics, le terrorisme, le commerce, les risques sanitaires et environnementaux traversent les frontières.

Face à cet état de fait, plusieurs lectures existent. La plus pessimiste voit la situation comme un grand désordre. Les États sont menacés dans leur efficacité, leur responsabilité se dilue entre les différents acteurs. Les droits nationaux seraient subordonnés au droit international. L'universalisme a une variante : l'impérialisme. C'est ce qui arrive quand il se résume à l'extension de l'ordre juridique de l’État le plus puissant au reste du monde. Le libéralisme repose sur l'idée d'une autorégulation et donc d'un ordre transnational. C'est le « soft law », qui peut se traduire en droit mou, droit flou ou droit doux.

Une autre vision, plus optimiste, voit la période comme une métamorphose de l'ordre mondial. Vu ainsi, nous sommes dans une période de transition qui peut se caractériser par un pluralisme ordonné. Il s'agit d'un souverainisme combiné à l'universalisme. On ne parle alors pas d'uniformisation mais d'harmonisation. Rapprocher les normes en laissant des marges d'appréciation aux nations s'amorce au niveau mondial. C'est par exemple le cas du protocole de Kyoto qui prévoit des calendriers différents selon les pays, même si il n'y a que deux vitesses ce qui est insuffisant. Des vides juridiques sont criants, comme par exemple l'impossibilité de poursuivre des entreprises transnationales à une échelle transnationale. Ceci appelle une transition vers une réelle construction du pluralisme ordonné.

Dans son dernier ouvrage, Mireille Delmas-Marty souligne les contradictions de la mondialisation. Les frontières sont ouvertes pour les marchandises, et fermées pour les hommes. La prospérité mondiale augmente en même temps que les inégalités et l'exclusion sociale. L'environnement est menacé, alors que le progrès technologique devrait nous permettre d'agir. Ces mêmes progrès permettent simultanément des avancées dans le débat démocratique et un contrôle des citoyens. C'est autour de ces contradictions que le débat s'est articulé. Vous le retrouverez en vidéo ci-contre.

Rencontre du LEM sur La légitimité démocratique - en présence de Pierre Rosenvallon


Pierre Rosanvallon introduction par LEMpcf

Retrouvez toute l'actualité sur le site du Lem.

La réduction de la démocratie au fait électoral constitue en soi un appauvrissement de la vie démocratique. Cumulé avec l'affaiblissement des partis qui sont de fait les principaux acteurs sur la scène politique, notre citoyenneté se réduit de plus en plus à un vote valant permis de gouverner jusqu'à la prochaine échéance. Or l'élection n'épuise évidemment ni la représentation, ni la légitimité. Notre invité ajoute que dans la plupart des démocraties, le vote propulse deux blocs qui se départagent de justesse : on parle de vague quand le vainqueur est élu avec 55 % des voix.

Or la démocratie était historiquement pensée comme la parole de toute la société, il n'était par exemple pas rare de voir des villages voter à l'unanimité au Second Empire. Ces différents aspects permettent de faire ressortir trois enjeux fondamentaux pour repenser la démocratie : comment assurer une vie démocratique permanente ? Comment permettre une véritable représentation de la société ? Comment construire des majorités plus larges ? Notre invité rappelle que la démocratie n'est pas seulement un « régime », mais aussi une forme sociale, la création d'un monde commun. Et cette construction est impossible dans un monde où les inégalités sont de plus en plus fortes. Il est fondamental de penser ces deux aspects de la démocratie ensemble, séparer la démocratie comme forme de société et comme procédure est un non-sens.

samedi 2 août 2014

Le débat de Médiapart sur Gaza et les événements en France.

Débat passionnant, complet sur les questions de fond (antisémitisme ou pas, responsabilité dans les heurts, etc...), avec de vraies consciences universelles. Je ne suis pas sur que les positions d'Hollande ou de Valls soient des errements mais une vraie évolution de leur courant politique.
Gaza : égarements français par Mediapart

dimanche 22 juin 2014

Guerre froide, armée secrète d'extrême droite et ses relations avec la CIA...

Qui paye le sauvetage des banques... Une enquête sur ARTE.

Quand les banques américaines fournissaient des devises aux nazis...

Fabrizio Calvi et Steeve Baumann se sont plongés dans 250 000 pages de dossiers déclassifiés de la CIA, du FBI et des services secrets de l’armée américaine, le tout recouvrant une période allant de la fin des années 30 jusqu’au début des années 80. Les services secrets auraient ainsi entretenu des rapports avec les nazis.
Les Américains ont-ils laissé faire l’inimaginable sans réagir ? Quels ont été les enjeux politiques et humains de cette entreprise sans nom ? Des témoignages de spécialistes et d’anciens responsables viennent étoffer les recherches d’un documentaire explosif sur cette sombre partie de l’Histoire américaine.
Bref, une nouvelle démonstration de la vérité de certains historiens comme Annie Lacroix-Riz

samedi 31 mai 2014

Musée de l'Histoire de la France et de l'Algérie - Communiqué de presse de l'ANPNPA sur l'abandon de ce projet.


Non à l'abandon du Musée d'Histoire de la France et de 
l'Algérie 

Après bien de polémiques et de manœuvres, le projet d’un musée consacré aux relations entre la France et l’Algérie avait été arrêté par la précédente municipalité de Montpellier, et le projet confié à un collectif de scientifiques des deux pays. Cette couverture scientifique offrait la garantie que l’histoire croisée, commune de nos deux pays serait enfin présentée de façon novatrice et non partisane.

A moins d’un an de la date prévue pour l’ouverture du « Musée de la France et de l’Algérie », le nouveau maire de ville, le "socialiste dissident" Philippe Saurel, vient d’en décider l’abandon (voir sur le site de la LDH Toulon :http://ldh-toulon.net/non-a-l-abandon-du-musee-de-l.html).

L’Association des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis (ANPNPA) regrette cet abandon, condamne ce recul, et demande vivement au maire de revenir sur sa décision. Nous avons besoin de regarder en face, lucidement et sans passion ce que fut la réalité du système colonial, l’histoire croisée si riche, conflictuelle, douloureuse nos peuples et pays. Nous en avons besoin pour construire ensemble un avenir de paix, d’amitié et de solidarité. Ce musée doit y contribuer !

L’ANPNPA appuie et s’associe à la pétition (http://chn.ge/1lRyXjo) qui vient d’être lancée demandant à Philippe Saurel de revenir sur sa décision.

jeudi 24 avril 2014

L’industrie au cœur du projet communiste - Revue Le Projet - avril 2014.

Le PCF s'apprête à tenir sa convention nationale sur l'industrie après celle qu'il avait consacré à l'automne à son projet européen.
Entretien avec Alain Obadia, responsable national « Production, industrie et service » et président de la Fondation Gabriel-Péri, sur la réflexion des communistes à propos du déclin industriel de la France et de la perspective de transformation du modèle productif dont ils sont porteurs.


Les plans de licenciements dans l’industrie s’enchaînent, les pouvoirs publics ne peuvent-ils donc rien ?
 
2013 a été une année noire pour les suppressions d’emplois et les fermetures de sites. Plus de 1 000 plans « sociaux » ! L’industrie a payé un lourd tribut : plus de 40 000 suppressions de postes directes sans compter les emplois « induits » ainsi que les dégâts provoqués sur le tissu local. Et comment ne pas souligner la faiblesse des investissements sur notre sol qui constitue une part essentielle de la désindustrialisation !
Au-delà des effets de manches d’Arnaud Montebourg, force est de constater que le gouvernement reste d’une passivité consternante. Le pouvoir s’est explicitement aligné sur le crédo patronal autour du triptyque baisse des « char­ges » / compétitivité/ création d’emplois. La probabilité est nulle que cette approche qui a conduit à l’échec depuis des années se transforme soudain en solution efficace.
En réalité, les pouvoirs publics pourraient, s’ils en avaient la volonté politique, se donner les moyens d’intervenir. Interdire les licenciements dans les entreprises qui réalisent des profits (licenciements boursiers), à tout le moins obliger les groupes souhaitant fermer un site dans ces conditions à trouver un repreneur (et pas seulement à le chercher !), établir un  droit de véto suspensif des élus du personnel en cas de fermeture ou de délocalisation et l’obligation d’examiner les propositions des salariés, instaurer le droit de reprise de l’activité par les salariés en coopérative s’ils le souhaitent ; voilà quelques instruments dont la concrétisation serait possible à court terme et qui permettraient de peser positivement sur la situation.

jeudi 17 avril 2014

Après le discours de politique de Manuel Valls, réflexion autour de la droitisation du discours politique...

Pour lancer la réflexion, je reproduis ici l'éditorial de la revue du projet sur le sujet. J'y ajoute les liens vers l'émission "Là-Bas si j'y suis"  sur la décennie des années 80 qui sont le creuset des idées qu'a exposées Manuel Valls dans son discours. La modernité tant vantée par les différents éditorialistes de drôche vient de loin...
Vous pourrez retrouvez le dossier de la revue en lien après l'article.

Manif pour tous », bonnets rouges, « quenelle », salariés manifestant aux côtés de leurs patrons pour l’ouverture des magasins le dimanche, etc. L’année 2013 a été notamment marquée par le succès – tout au moins médiatique – de mobilisations relativement déconcertantes pour quiconque a en tête le schéma classique de la lutte des classes. Les exploités de tous bords ont en effet dû partager la rue avec les habituels tenants de l’ordre établi, plus habitués à fustiger les manifestants et autres militants qu’à adopter ce mode d’action. Il n’en fallait pas plus pour que les commentateurs autorisés de la sphère médiatique voient dans ces mouvements disparates qu’ils avaient eux-mêmes contribué à mettre en lumière la confirmation d’une tendance lourde affectant la société française : sa droitisation. À les écouter, nos concitoyens deviendraient toujours plus individualistes, consuméristes et hostiles aux prélèvements obligatoires, en même temps que repliés sur leurs particularismes culturels, xénophobes, homophobes et favorables à une répression intransigeante en matière policière et judiciaire. Ce qui se traduirait dans les urnes par une orientation des votes vers des propositions plus libérales sur le plan économique et conservatrices sur le plan moral et pénal, avec un Front National en embuscade prêt à rafler la mise électorale.

jeudi 10 avril 2014

Débat sur la déclaration de politique générale du gouvernement : Intervention d'André Chassaigne pour les députés PCF - Front de gauche.



Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres,

Depuis le début de ce quinquennat l’électorat de gauche, celui qui a porté le Président de la République au pouvoir, se sent trahi. Un électorat qui a exprimé le rejet de la politique conduite en s’abstenant massivement aux municipales. C’est l’expression d’une grande colère, pour ne pas dire d’un rejet total de tout un système politique qui est adressé par les électeurs qui avaient nourri des espoirs de changements en 2012.

La réponse de l’exécutif a d’abord été d’affirmer que ce n’est pas sa politique qui a été sanctionnée mais son manque de pédagogie. Avec pour réponse, un changement d’équipe. Certes, Monsieur le premier ministre, vous dressez aujourd’hui un constat implacable des effets de la politique conduite depuis 22 mois. Faut-il rappeler que nous n’avons eu cesse de vous alerter ? Pas une fois, vous n’avez pris en compte les avertissements des députés du Front de gauche.
Mais aujourd’hui après votre réquisitoire, vous nous proposez une accélération des réformes et un renforcement des orientations fixées par les pactes d’austérité et de responsabilité.
Il y a là plus qu’un malentendu, il y a une rupture avec les attentes populaires. Aucune réponse n’est apportée à la souffrance sociale, à la détresse économique, au déclassement.
A l’opposé, il est de la responsabilité des forces de gauche d’ouvrir un autre chemin pour construire une nouvelle alternative à gauche.

jeudi 27 mars 2014

Municipales dans l'Hérault : la position du PCF de l'Hérault.



Après le premier tour des élections municipales, le Conseil départemental du PCF 34 a fait une analyse des élections municipales et des alliances en cours pour le deuxième tour.

En votant pour le 1er tour des élections municipales, des milliers d’électrices et d’électeurs, soit 65%, viennent de marquer un attachement profond à leurs communes et à la démocratie de proximité.

Les taux d’abstentions sont très variables mais ils avoisinent un taux de 35%. Cette abstention exprime la mal vie et le déficit d’espoir commun  ressenti par les héraultais.
L’insécurité de la vie et la misère sociale nuisent gravement à la démocratie et à la citoyenneté dont se sentent dépossédés de nombreux électeurs. L’abstention exprime aussi une déception toujours plus vive devant l’absence de réponses politiques aux besoins populaires.

Cette absence de perspectives à gauche, les renoncements successifs du gouvernement, profitent malheureusement à la droite qui est en progression, sauf à Montpellier où l’apparition d’un candidat dissident du PS partage une liste avec des colistiers clairement marqués à droite et où le Front national double ses voix.

Le FN enregistre dans certaines villes et à Béziers particulièrement un score très important.
C’est une alerte sérieuse qui nous appelle à une mobilisation de l’ensemble des forces de gauche.

Au second tour, ce dimanche 30 mars, l’heure est à la mobilisation, au rassemblement de toute la gauche pour battre la droite et le Front national.

Le Parti Communiste Français appelle à poursuivre la mobilisation dans les villes où la gauche était rassemblée dès le 1er tour comme à Frontignan, Montagnac, Lodève, etc… Le PCF appelle à un large rassemblement à gauche là où ce n’était pas le cas comme à Sète, Montpellier pour permettre le maximum de victoires et d’élu-e-s communistes dimanche prochain.

Il faut donc poursuivre le travail de terrain avec les citoyens et tous les élu-e-s de gauche pour réaliser le rassemblement de toutes les forces politiques, sociales et culturelles pour un changement de cap radical à gauche.

Montpellier, le 26 mars 2014.

Municipales à Montpellier : le PCF de l'Hérault appelle à voter pour la liste de Jean-Pierre Moure pour battre la droite et l'extrême droite le 30 mars.



Comme s’est exprimé Pierre LAURENT, secrétaire national du Parti Communiste Français, Michel PASSET, secrétaire départemental du PCF de l’Hérault, appelle les forces de gauches à s’unir pour le second tour des élections municipales afin de favoriser un changement de cap politique à gauche.

Les montpelliérains veulent vivre au quotidien dans la sécurité, la sérénité, dans une ville belle et attachante.
Les citoyens veulent décider dans leurs quartiers des choix, des priorités pour l’emploi, pour leur bien-être, espaces publics, écoles, activités culturelles, etc… Les maisons pour tous doivent jouer un rôle essentiel.
L’amélioration et le changement pour une véritable démocratie de quartier doit se construire ensemble élus, citoyens, jeunes et séniors. La ville est très attractive car elle repose sur un bilan municipal positif.

Le désarroi des montpelliérains s’est exprimé au 1er tour dans l’abstention et des voix éparpillées.
Au 2ème tour, Jean-Pierre MOURE reste le seul candidat de la gauche unie et rassemblée, à l’écoute des montpelliérains et dans les quartiers.
C’est un homme simple et humble qui a une équipe compétente de femmes et d’hommes de terrain en prise directe avec la réalité sociale montpelliéraine.

J’appelle toutes les forces politiques, sociales et culturelles à se rassembler pour faire voter la liste « Montpellier ! avec Jean-Pierre MOURE » pour battre la droite et le Front National.

Michel Passet
Secrétaire départemental.

lundi 17 mars 2014

L'exposition "La France Arabo-Orientale" sera présente au festival Arabesque de Montpellier du 22 au 25 mai...

De mon point de vue, c'est la bonne nouvelle de cette 9ème édition du festival Arabesque.
Je voulais la voir quand elle était au Sénat... Elle m'est livrée à domicile !
Bref, un bon moment pour faire les tenants de la France éternelle à la quelle tiennent tant les réactionnaires...

Exposition historique
La France Arabo-Orientale
La France arabo-orientale est une longue histoire, qui commence au VIIème siècle au moment des conquêtes arabes et traverse treize siècles d’histoire de France, avec les présences de populations maghrébines, proche-orientales et ottomanes dans l’Hexagone. Ces présences ont contribué à bâtir l’histoire politique, culturelle, militaire, religieuse, artistique et économique de ce pays, de l’empire carolingien de Charlemagne à la République actuelle.

En partenariat avec ACHAC,  Pierres Vives et l’ACSE.

Interveiw de Pascal Blanchard, historien, auteur du livre sur France 24.


L'ENTRETIEN - Pascal Blanchard, historien et... par france24

La rencontre organisée à l'Institut de Monde Arabe sur le livre.

mercredi 5 mars 2014

Présidentielle algérienne : le débat sur France 24.




Écoutez aussi l'émission "Le Grain à Moudre" sur France culture.

ALGERIE : Pour la liberté de manifestation - Solidarité avec les manifestants opposés au "quatrième mandat" !


Samedi 1er mars 2014, à l'appel du Mouvement Barakat ! (récemment fondé à l'initiative de jeunes activistes et de militant(e)s des droits de l'homme), des citoyen(ne)s algérien(ne)s se sont retrouvé(e)s au centre d'Alger, aux abords de la Faculté centrale, pour manifester pacifiquement contre l'annonce de la candidature à un quatrième mandat du président sortant, qui est à la tête de l'Etat depuis 1999. Les forces de sécurité ont empêché brutalement cette manifestation, malgré le caractère pacifique évident et maintes fois réaffirmé par ses organisateurs. Les militants et citoyens présents ont été malmenés puis embarqués par la police vers les commissariats des environs, avant d'être relâchés après plusieurs heures.

Mardi 4 mars, des membres du Mouvement Barakat ! se sont rendus auprès du Conseil constitutionnel pour déposer une demande d’annulation de la candidature du président sortant, conformément à l’article 88 de la Constitution algérienne (relatif à l'incapacité du président d'exercer ses fonctions, en raison de son état de santé) : la plupart d'entre eux ont été interpellés et malmenés par la police.

Encore une fois – et malgré la levée officielle de l'état d'urgence –, les autorités algériennes viennent démontrer leur refus de voir s'exercer une liberté fondamentale, celle du droit à manifester librement et pacifiquement son opinion et à la faire connaître publiquement.

Les associations membres du FALDI (Forum des associations de luttes démocratiques de l'immigration) dénoncent ces atteintes à la liberté d'expression et de manifestation, et affirment leur solidarité avec les manifestant(e)s à Alger et dans les autres villes du pays.

Paris, le 5 mars 2014.

Associations signataires
AMF / ATF / ATMF / FTCR / ADTF / ACORT / ASDHOM / ACDA / FCMA / CSP92 / IDD / UTIT / CRLDHT / N’aoura-Belgique / EMCEMO-Amsterdam / Migration-Santé / FASTI/ Coordination régionale Rhône-Alpes de solidarité avec les sans-papiers / Manifeste des libertés / Massira / El Ghorba / AFAPREDESA / CORELSO / Femmes plurielles / Collectif des communautés subsahariennes au Maroc / Ici et là / REMCC / Collectif 3C / AIDDA / MCTF / APCV / ATTS-Suisse / UNIT / FSQP / CSP75 / ATTAC / ASTU / FCSME / Forsem / Conseil des migrants (Maroc) / ODT (migrants Maroc) / UJFP / Fondation Franz-Fanon / ElGhorba / FORSEM / Massira…

Solidarité avec les communistes ukrainiens.

Le Parti communiste français exprime une nouvelle fois sa profonde inquiétude quand à l'évolution de la situation en Ukraine qui a conduit à une escalade de la violence et à une ingérence des puissances étrangères dans les affaires de ce pays.

Le PCF alerte sur l'extrême gravité des agissements des forces organisées de l'extrême droite fasciste qui se sont traduits par des menaces et des tentatives d'interdiction, des intimidations et des agressions physiques contre des membres, des députés, des représentants et dirigeants du Parti communiste d'Ukraine, et des actes intolérables de vandalisme contre les locaux de ce parti, en particulier à Kiev.

Le PCF réitère sa solidarité active avec les communistes ukrainiens qui mènent une lutte courageuse tout autant contre le régime Ianoukovitch que contre les nationalistes et l'extrême droite ukrainienne, ainsi que sa solidarité avec les forces démocratiques et progressistes ukrainiennes, et avec le peuple ukrainien.

Le PCF demande au gouvernement français de condamner de tels actes totalement contraires aux droits fondamentaux et à la démocratie qu'il prétend défendre en Europe, d'agir auprès des autorités gouvernementales ukrainiennes pour que les auteurs de tels actes soient poursuivis et traduits en justice, de favoriser ainsi le rétablissement d'un processus démocratique permettant au peuple ukrainien de reprendre la main sur son destin.

Le Parti communiste français apporte son soutien en ce sens à l'initiative du Parti communiste d'Ukraine d'un référendum qui puisse permettre aux Ukrainiens de décider souverainement de toutes les questions de politique intérieure et extérieure, et économiques qui engagent l'avenir de leur pays.

Paris, le 4 mars 2014.

lundi 3 mars 2014

Ukraine : Deux oligarchies face à face.



ENTREPRISE : une nouvelle fiscalité vite !

François Hollande veut un Pacte de responsabilité pour soutenir la compétitivité des entreprises. Son objet : diminuer le «coût du travail» et baisser la fiscalité des entreprises. Ses moyens : supprimer la cotisation employeur famille à la sécurité sociale (37 Mds €), réduire la dépense publique et sociale (53 Mds €) et opérer un nouveau transfert de la charge fiscale des entreprises sur les ménages. C’est l’objectif des « Assises de la fiscalité des entreprises » lancées par le Premier ministre, «pour redonner des marges aux entreprises afin qu’elles créent des emplois ».

Le gouvernement reprend à son compte une politique d’allègements fiscaux et sociaux des entreprises qui dure depuis 30 ans…

1. La baisse du « coût du travail » par la réduction des cotisations sociales patronales a été inaugurée en 1991 et n’a cessé depuis de s’intensifier en ciblant les bas salaires. Le cumul 1992-2013 de ces exonérations de cotisations patronales se monte à 376,3 milliards d’euros. L’équivalent du budget de l’État !
2. Engagé dès 1986, le rabotage de la taxe professionnelle (TP) a abouti en 2010 à sa suppression. Le montant cumulé des abandons par l’État de recettes fiscales de cette taxe représente sur la période 1986-2013 un cadeau aux entreprises de 250 Mds € !
3. L’impôt sur les sociétés (IS) a connu la même évolution. De 50% en 1984 son taux est passé à 33% en 1999. Et son assiette a été truffée de niches fiscales, au bénéfice des grands groupes. Les entreprises du CAC40 acquittent ainsi en moyenne un IS au taux réel de 8%, alors que les PME l’acquit tent à environ 27% ; un exemple : Total, top du CAC40, paie 0 euro d'IS en France ! Le produit net de l’IS, qui était de 45,2 Mds € en 2006, sera de 36,2 Mds € en 2014. Moins que l'impôt sur le revenu !

Une baisse de la contribution sociale et fiscale des entreprises que le Medef et le gouvernement veulent amplifier. Mais qu’il faudra de nouveau compenser par une hausse de la fiscalité nationale et locale sur les ménages ou/et par la suppression de services publics !

Baisses des contributions fiscales et sociales des entreprises : un effet ravageur !

L’investissement productif des entreprises n’a cessé de se réduire. Il est aujour d’hui de 194 Mds €. Loin derrière l’Allemagne et très loin de ce qu’il faudrait pour relancer l’activité.

Le chômage et la précarité explosent. Les 5,2 millions chômeurs de la fin 2013 sont la preuve que ces allègements, en 20 ans, ont aggravé la courbe du chômage. Pire, désormais les entreprises françaises détruisent plus d’emplois qu’elles n’en créent. Et quand c’est le cas, c’est principalement des emplois précaires : 65,3% des déclarations d’embauches en 2013 ont été des CDD de moins d’un mois, moins de 15% ont concerné des CDI !

En revanche, cette réduction des recettes fiscales et sociales pèse lourdement sur les budgets publics et sociaux. Les déficits se creusent et l'endettement augmente ! Faute de ressources, collectivités locales et État assurent de moins en moins bien leurs missions, la qualité des services publics se dégrade. Et la Sécurité sociale prend moins bien en charge les assurés sociaux. 

dimanche 2 mars 2014

Le 22 mars, à Paris, Place de la République, grande marche pour la démocratie en Algérie.

Info via la page facebook de Rosa Moussaoui : Cette manifestation s'organise comme une réponse aux différentes arrestations faites le 1er mars lors de manifestations contre un 4ème mandat de Bouteflika. Voir aussi le blog "Paroles d'Algériens" sur la plate forme Slate Afrique.

L'analyse du régime en cette veille d'élection du Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (P.A.D.S) sur leur site "Le liens".

Pour le MDS (Mouvement démocratique et social, issu de la mouvance communiste), qui appelle à « un large front démocratique et patriotique pour mener une transition 
de changement démocratique vers la IIe République », 
en quinze ans de pouvoir de Bouteflika, « l’instabilité reste chronique tandis que les inégalités et la misère touchent des pans entiers de la société, victime d’une orientation néolibérale adossée à la rente » pétrolière. « Le mieux serait que le scrutin diviseur 
du 17 avril ne se tienne pas et que soit engagée en urgence 
une transition consensuelle. »

Un film assez inconnu sur la fin de la guerre d'Espagne

jeudi 20 février 2014

Compétitivité : Rétablir la vérité et contre-attaquer (Yves Dimicoli)

La logique financière des grands groupes :

En 2011, les groupes du CAC 40 ont réalisé pour 74 milliards € de bénéfices nets, et  ils ont versé près de 51% de ces bénéfices en dividendes, à l'image de Sanofi, qui s’apprête à détruire 1 000 emplois, qui a réalisé, l’an dernier, un bénéfice net de 5,7 milliards € (+ 4 %) et en a distribué 44 % en dividendes.

En cassant et  précarisant l'emploi, en  limitant les investissements, les efforts de recherche et de formation en France et en Europe, ces grands groupes  ont accumulé, en 2011, une trésorerie de 267 milliards € qui sert à spéculer, soit l'équivalent de la totalité des ressources nettes de l'État ! Très internationalisés, ils continuent massivement à délocaliser: En 2009, selon l'INSEE, 52% de l’ensemble des filiales et des effectifs des groupes français internationalisés étaient situés hors de France où ils réalisaient la moitié de leur chiffre d’affaires. En 2010, les investissements directs à l'étranger ont totalisé 58 milliards d'euros et sont passés à 65 milliards d'euros en 2011.

Les multinationales ont bénéficié d'une très grande part des 172 milliards € annuels de niches fiscales et sociales accordées aux entreprises. Ces avantages ont été donnés sans contrepartie en termes d'emploi, de formation, de salaires. Le total cumulé des exonérations de charges patronales dépasse largement les 200 milliards € depuis 1993.

Cette logique casse l'emploi, creuse les déficits et démantèle le tissu des PME-PMI. Alors que, sous le quinquennat Sarkozy, les groupes ont vu leur taux d'imposition effectif sur leurs bénéfices réduit à 8 %, les PME ont vu leur taux majoré de l'ordre de 20 %.

Les grands groupes français imposent des conditions de plus en plus criminelles aux PME-PMI qui  ont subi de plein fouet le resserrement du crédit bancaire, malgré les énormes aides accordées aux banques.

Quel exemple allemand ?

Le Medef n'hésite pas à répéter, encore et toujours, qu'il y aurait en France un « excès de coût du travail » qui expliquerait nos difficultés à l'exportation, donc notre commerce extérieur très déficitaire (70 milliards d'euros en 2011) et, en conséquence, nos pertes d'emplois, dans l'industrie particulièrement. Il mène constamment campagne pour la baisse des « charges sociales », en fait les cotisations sociales patronales. Il continue de considérer comme le diable l'éventualité d'une augmentation générale des salaires à partir de celle du SMIC, aussi faible soit-elle.

Ces pourfendeurs du « modèle social » français, qui serait la cause fondamentale de l'inefficacité de notre système productif, mettent alors sans cesse en avant le « modèle allemand » dont ils vantent l'efficacité supérieure en prétendant qu'elle aurait été acquise grâce au « courageux » tournant de la politique social-libérale du chancelier G. Schroeder de baisse du coût du travail et de flexibilisation précaire du travail et de l'emploi.
Il faut rétablir la vérité !

mercredi 19 février 2014

Crise en Ukraine : l'analyse de la situation par le secteur international du PCF.

CRISE POLITIQUE EN UKRAINE, OU EN EUROPE ?


Le 21 novembre 2013, le président ukrainien Victor Ianoukovich prenait la décision -au Sommet européen de Vilnius- de suspendre les négociations sur un accord d’association de son pays avec l’UE ; puis de signer avec Vladimir Poutine un accord d’assistance financière, qui pourrait ouvrir la voie à une participation de l’Ukraine à une Union douanière avec la Russie . Cette décision a été contestée par l’opposition de droite et d’extrême droite, qui tente depuis trois mois de créer un nouveau rapport de force vis-à-vis du pouvoir en exigeant par la pression de la rue ce qu’ils ne peuvent obtenir au Parlement où la droite et l’extrême-droite néo-fasciste et ultranationaliste sont minoritaires.

La situation s’est tendue à l’extrême après l’échec de la première motion de défiance déposée par toute la droite, en décembre, au Parlement et la radicalisation qui s’en est suivi des deux côtés : répression accrue de la part du pouvoir et tentative de prise de contrôle du mouvement de protestation par l’extrême-droite en créant une situation quasi insurrectionnelle lourde de danger pour un pays profondément divisé (1).

Après les événements dramatiques intervenus début janvier faisant plusieurs victimes, le pouvoir a dû revenir sur l’abrogation par le Parlement de la loi du 16 janvier limitant le droit de manifestation et le chef du gouvernement a dû démissionner.

Depuis le pays reste dans l’impasse et toute avancée réelle pour résoudre la crise actuelle nécessite d’abord le renforcement des conditions démocratiques d’exercice d’un dialogue entre un pouvoir très affaibli politiquement et une opposition de plus en plus radicalisée, soutenue activement par les États-Unis et l’UE et n’hésitant pas à sortir du cadre de la légalité constitutionnelle pour tenter de revenir au pouvoir.

mercredi 12 février 2014

Pour le droit pénal, contre le tout répressif.

Les objectifs du droit pénal sont nombreux et variés, mais tous sont politiques. Après une évolution liée au renforcement du pouvoir royal, le droit pénal a servi à mettre en avant les valeurs de la société, et on cherche aujourd'hui à l'utiliser pour réduire la délinquance. Or, le droit pénal n'est pas la solution au problème de la criminalité en ce qu'il ne peut réprimer que des faits passés et non lutter contre la dangerosité des individus.

Historiquement, le droit pénal a été l’occasion de renforcer le pouvoir du roi. Le premier droit pénal relevait de l’Église catholique et ne concernait que les délits religieux tels que le blasphème. Pour les délits non religieux, la sanction était laissée à l’appréciation du seigneur local. Lorsque les rois de France ont voulu affermir leur pouvoir et le centraliser dans leurs mains, ils ont vu dans l’édiction d’un droit pénal laïc le moyen d’imposer leur souveraineté sur leurs sujets en confisquant le droit de punir à leurs vassaux et en réduisant à la portion congrue la part des délits religieux par rapport à celle des délits laïcs.

En effet, le droit de punir est le droit régalien par excellence et, une fois accaparé, il a permis au souverain de s’emparer de tous les autres pouvoirs au plan national. Si ce mouvement s’est déroulé sur plusieurs siècles, nous en sommes sans conteste les héritiers puisque les décisions de justice sont encore aujourd’hui rendues au nom du peuple français, à qui appartient la souveraineté nationale.